La deuxième phase du procès du massacre du 28 septembre 2009 a repris ce lundi 12 janvier 2026, au tribunal criminel de Dixinn délocalisé à la Cour d’Appel de Conakry. Le colonel Bienvenu Lamah, poursuivi pour complicité de meurtre, d’assassinat, viol, pillages, est à sa deuxième comparution et charge particulièrement Aboubacar Toumba Diakité.

L’accusé nie en bloc les faits qui lui sont reprochés. La phase des questions réponses a démarré. Après les avocats de la partie civile,  c’est à la défense de poser des questions. Alors qu’on dit de Bienvenu le directeur du centre de Kaléya d’où sont venus les recrues pour commettre le massacre au stade,  le colonel Lamah répond qu’il ne l’a jamais été. Qu’il était uniquement instructeur de la gendarmerie. Selon lui, il n’était ni de loin ni de près mêlé à la formation des militaires. Même qu’il n’a jamais été dans la structure des recrues des Kaléya.

Le colonel Bienvenu Lamah continue de dire qu’il est victime de conspiration de la part de Aboubacar Toumba Diakité et de son élément Mamadi Soumaoro qui tenaient coûte que coûte à le mêler à cette affaire, étant ressortissant de la Guinée-Forestière, région d’origine du capitaine Moussa Dadis Camara, alors président du CNDD.

D’ailleurs, le colonel Lamah réaffirme que Toumba Diakité a refusé une confrontation chez le juge d’instruction. Selon l’accusé,  ce sont les éléments du Centre d’instruction de l’armée de mer (CIAM) recrutés par le général Sékouba Konaté, alors ministre de la Défense, qui seraient allés commettre le massacre au stade avec Toumba Diakité. Puisque, enchaîne-t-il, ces recrues avaient fait une formation de 8 mois, alors que celles du centre de Kaléya n’avaient fait qu’un mois et 28 jours.

Selon Bienvenu Lamah, la stratégie était de déplacer les faits qui les (Toumba et Mamadi Soumaoro) incriminaient. Il maintient qu’aucune recrue n’est venue de Kaléya, pour aller au stade du 28 septembre. 

Le procès se poursuit  avec les questions du procureur. 

Mamadou Adama Diallo,

depuis la Cour d’Appel de Conakry