La plage de Rogbanè, dans la commune de Ratoma, a été ravagée par un incendie, le 7 janvier. Bilan : un mort et plusieurs dégâts enregistrés. L’origine du sinistre est inconnue. Le président de la Délégation spéciale de la commune annonce l’ouverture des enquêtes et la fermeture des lieux.

Le feu s’est déclenché à l’aube de ce mercredi. Des restaurants, bars et autres stands ont été ravagés par les flemmes. Une vingtaine de stands, une concession et autres bars et tous leurs contenus sont réduits en cendre. Informés, les gestionnaires des lieux se sont rendus sur place. « Quand je suis arrivé, en moins de cinq minutes, tout est parti en fumée » déplore Idrissa Condé, une des victimes et responsable d’un resto.

Les pertes s’élèveraient à des milliards de francs guinéens. Selon Idrissa Condé, ce sont plus de 25 stands qui sont partis en fumée : « Avec les équipements et les installations, cela représente énormément d’argent. Le plus douloureux, un jeune, Thierno, travaillant à la plage a perdu la vie.»

Cause du sinistre

Selon les témoins, il n’y avait pas de courant quand l’incendie se déclarait. Mais récemment, des jeunes auraient menacé les tenanciers du site. Ils auraient promis de bruler leurs installations. « Ces jeunes sont même venus à la plage. Il existe des vidéos et des audios. Ils ont promis de brûler le site, y compris les installations de Massidi Agency, sa Présidente directrice générale (PDG) était également menacée. » Une plainte avait été déposée.

Faire la lumière

Le président de la Délégation spéciale de la commune de Ratoma s’est rendu sur les lieux. Ahmed Sékou Traoré déplore le drame.

« C’est encore grave parce qu’il y a eu perte en vie humaine. Une enquête est déjà ouverte afin de déterminer l’origine exacte du sinistre. Toutes les dispositions sont prises pour aller en profondeur et savoir réellement ce qui s’est passé.» Selon lui, le plus urgent, « c’est de fermer hermétiquement la plage. Cela permettra aux enquêteurs de travailler et d’éviter toute nouvelle installation ou intervention susceptible de compromettre les recherches.»

Au moment où nous écrivions cet article, le feu était éteint et les sapeurs-pompiers avaient évacué les lieux.

Souleymane Bah