À la faveur de l’investiture de Mamadi Doumbouya au stade général Lansana Conté de Nongo à Conakry, plusieurs hommes et femmes ont afflué très tôt au stade. Vers midi, on n’y trouvait plus de places. Hormis celles réservées aux officiels et autres invités de marque déposée.

À l’entrée du stade, côté opposé à la tribune, les Forces de sécurité (flics et pandores) ont été débordés par la pression de la foule. Les agents n’ont pu à peine opérer des fouilles. Pourtant,  fouiller est l’une consignes de sécurité qu’ils devaient exécuter.

À l’entrée de la cour du stade, à 10 h, des flics ont commencé à filtrer l’entrée. Mais ils ont été submergés et dépassés par la foule qui a forcé le portail, malgré le dispositif impressionnant des forces de sécurité sur place. Tout de même, l’on a observé un seul flic en train de fouiller le sac à main d’une fille.

Les autres agents se contentaient d’orienter la foule vers l’entrée du gradin où les spectateurs suivaient la prestation des art-tristes locaux et internationaux.

Au même moment, des hélicos et des drones survolaient le stade, suscitant l’admiration de l’assistance.

Il faut rappeler que depuis trois jours des hélicoptères de l’armée survolent l’espace aérien de Conakry la journée, notamment la zone de Nongo, Bantounka et autres… Des policiers et gendarmes, parfois armés, sont postés à chaque coin de rue.  Tentant d’emprunter une ruelle à moto vers Cosa, un flic nous balance : « Tu peux forcer le passage ici, mais là-bas quand tu essaies cela, on te bastonneras jusqu’à la mort. On envoie 300 000 Gnf et un sac de riz à ta famille et c’est fini…»

Yaya Doumbouya