Lancée à la veille de l’investiture du président de la République, Mamadi Doumbouya, la lutte contre l’occupation anarchique des voies publiques se poursuivra à Conakry. Dans un communiqué du lundi 19 janvier, la Direction générale de la Police nationale (DGPN) a annoncé la reprise imminente des opérations de libération des emprises routières à Conakry, à compter du mercredi 21 janvier.

La décision fait suite aux résultats insuffisants des opérations précédentes. Dans plusieurs quartiers du Grand-Conakry, le constat demeure préoccupant : étals de marchés installés sur la chaussée, commerces de fortune et divers obstacles continuent de perturber  la circulation. Face à la situation persistante, la Police nationale accorde un ultime délai aux occupants concernés. «La Direction générale de la Police nationale invite formellement toutes les personnes concernées à libérer immédiatement les emprises routières, au plus tard le mardi 20 janvier 2026.»

Dès le lendemain, selon le communiqué, les unités opérationnelles seront déployées sur le terrain pour procéder à l’enlèvement systématique de tout obstacle entravant la circulation. La DGPN prévient que ces opérations se dérouleront « sans relâche » et que les contrevenants s’exposeront « à la rigueur de la loi, sans autre forme d’avertissement. » Pour l’institution policière, il ne s’agit pas seulement d’embellir la ville, mais surtout de garantir la sécurité publique. « Ces pratiques constituent une entrave grave à la libre circulation des personnes et des biens, un facteur majeur d’insécurité routière et une violation manifeste des textes réglementaires en vigueur. »

Tout en réaffirmant sa détermination, la Police appelle à la responsabilité collective. Elle mise sur la collaboration des commerçants et des riverains, afin de restaurer la fluidité du trafic et d’offrir à la capitale et à ses environs un cadre de vie plus ordonné.

Reste à savoir si cet avertissement suffira à libérer durablement les trottoirs de Conakry, où les affrontements récurrents entre forces de l’ordre et occupants illégaux sont devenus habituels.

Mariama Dalanda Bah