Dans un rapport publié sur la page Facebook de sa Secrétaire exécutive Oumou Khaïry Diallo, le Club des jeunes filles leaders de Guinée a présenté son bilan annuel 2025. Il dresse un constat alarmant sur les violences faites aux femmes et aux filles en Guinée.

Selon la Secrétaire exécutive, en 2025, le Club a « pris en charge plus de 200 cas de violences ». Elle évoque des « chiffres lourds et de vies brisées ». Oumou Khaïry Diallo rappelle plusieurs drames ayant marqué l’opinion publique. Elle cite notamment : «Adama, tuée par son mari», «la petite Sayon, violée puis assassinée», et «la petite Awa décédée des suites d’excision.» «Ces drames ont bouleversé l’opinion parce qu’ils ont été médiatisés», souligne-t-elle, ajoutant que la violence ne se limite pas aux cas rendus publics. Oumou Khaïry affirme que «loin des caméras, dans un village reculé comme dans un quartier huppé, dans une concession isolée comme au cœur de nos villes, chaque jour, une jeune fille, une femme, est privée de ses droits les plus fondamentaux, violentée dans son corps, atteinte dans sa dignité humaine. »

Oumou Khaïry Diallo

Pour la Secrétaire exécutive du Club des jeunes filles leaders de Guinée, aucun progrès réel n’est possible, tant que cette situation persiste. « Une année ne peut être belle, réussie tant que nos filles et nos femmes ne vivent pas en sécurité. Et aucun progrès n’est réel tant que la violence persiste. » D’où son interpellation : « Aucun miracle n’est possible si nous : responsables politiques, leaders communautaires, citoyennes et citoyens, continuons à la banaliser, à la justifier ou à l’accepter dans notre quotidien ».

Face à cette situation inquiétante, la présidente insiste sur l’urgence d’agir, affirmant que « pour 2026, aucune action n’est plus prioritaire que celle de protéger nos filles et nos femmes contre toutes les formes de violences ». L’objectif est clair : « Pour que plus jamais la violence n’ôte la vie, l’avenir et la voix d’une fille ou d’une femme, comme ce fut le cas pour Sayon, Adama et toutes les autres ».

Mariama Dalanda Bah