Une scène dramatique s’est produite dimanche 15 février, aux environs de 13h, dans la sous-préfecture de Doko (Siguiri), où plusieurs personnes ont été blessées par un tirs accidentel provenant d’un fusil de chasse. Les victimes ont été transférées d’urgence à l’hôpital préfectoral de Siguiri, pour des soins plus appropriés. Leur pronostic vital n’est pas engagé.
Dr Abdoulaye Bachir Condé, médecin légiste à l’hôpital préfectoral de Siguiri, explique les faits. « L’alerte a été donnée par le centre de santé de Doko, qui nous a adressé un document de transfert, signalant des patients blessés par balle », déclenchée par le fusil d’un chasseur. « Au moment où il tentait de prendre un enfant auprès d’une femme, la corde qui soutenait le fusil s’est rompue », alors que le fusil était chargé. « L’arme est tombée et a déclenché des tirs qui ont atteint plusieurs personnes. Parmi les blessés, figurent M. Hady, commerçant résidant à Doko, touché à la cuisse gauche, Thierno Mamadou Diallo, 30 ans, également commerçant, atteint au cou, au thorax et à l’avant-bras gauche. »
Le médecin souligne que « les examens radiologiques ont permis de localiser les projectiles afin d’orienter la prise en charge. Leur pronostic vital n’est pas engagé. Un certificat médical légal est transmis aux services de police. »
Informé des faits, le procureur de la République a ordonné l’ouverture d’une enquête afin d’établir les circonstances exactes de l’incident et de situer les responsabilités. L’enquête en cours devra déterminer aussi s’il s’agit d’une imprudence isolée ou d’un manquement plus grave aux règles de sécurité.
L’accident rappelle les dangers liés à la manipulation des armes à feu, particulièrement en milieu rural, où la négligence d’un seul individu peut exposer toute une population à de graves risques.
Mariama Dalanda Bah



