La Haute Autorité de la communication (HAC) du Gabon a décidé, mardi 17 février 2026, la suspension immédiate des réseaux sociaux sur le territoire national jusqu’à nouvel ordre. La décision vise à prévenir les dérives après, selon la HAC, un usage abusif de ces réseaux sociaux. La décision rendue publique dans la soirée est tombée comme un couperet.

Dans son communiqué, la HAC ne donne aucun exemple à l’origine de cette décision radicale. Toujours est-il qu’elle affirme avoir « constaté » la diffusion récurrente sur les réseaux sociaux et les plates-formes numériques de « contenus inappropriés, diffamatoires, haineux, injurieux, portant atteinte à la dignité humaine, à la cohésion sociale, à la stabilité des institutions de la République et à la sécurité nationale ».

Le régulateur de la communication estime que les réseaux sociaux sont abusivement utilisés, en violation des lois en vigueur au Gabon ainsi que des règlements internationaux. Trouble à l’ordre public, propagation des fausses informations, cyberharcèlement… La HAC pointe le comportement de certains ressortissants gabonais, mais aussi la responsabilité des fondateurs des plates-formes et réseaux sociaux qui n’assurent pas, selon elle, la modération des contenus illicites.

Au Gabon, WhatsAppFacebook et TikTok sont les réseaux sociaux les plus utilisés. Le communiqué, lu sur la chaîne télévisée publique Gabon 1re par le porte-parole de la HAC Jean-Claude Mendome, n’a pas prévu d’exception, et ces suspensions courent jusqu’à nouvel ordre.

Par RFI