La tension est encore perceptible à Kaloum ce mardi 10 février. Notamment autour de la Maison centrale de Conakry où, selon plusieurs témoins, il y a eu tirs dans la matinée. L’on ne sait pas encore les causes des détonations d’armes. Seulement voilà, plusieurs blindés des agents des Forces spéciales, de la gendarmerie et de la police entourent la prison. Tous les accès, fermés à la circulation, sont en partie libérés à 11h passées.

Les forces de défense et de sécurité, armes aux poings, sommaient tous ceux qui se dirigeaient vers la Maison centrale de rebrousser chemin. Laissant les citoyens dans la psychose.

Après des manœuvres, trois ambulances stationnées devant la Maison centrale ont été escortées par des agents des Forces spéciales, pour se diriger vers la banlieue.

Des gardes pénitentiaires auraient été arrêtés, envoyés à une destination, pour l’heure, inconnue. C’est à 11h 20mn que les accès de la route passant devant la Maison centrale ont été libérés. Quelques blindés des forces de défense et de sécurité ont quitté les lieux. Peu après, des agents ont fait signe aux quelques motards qui étaient au niveau du ministère de la Jeunesse (non loin de la Maison centrale), de passer.

Auparavant, au niveau du pont 8 novembre, à l’entrée de la presqu’île de Kaloum, les agents des Forces spéciales avaient occupé tous les axes.

À Kaloum, les commentaires vont bon train. Des rumeurs d’une possible exfiltration de la Maison centrale d’Aboubacar Sidiki Diakité dit Toumba, condamné pour crimes contre l’humanité dans le procès du massacre du 28 septembre 2009, alimentent les débats.

Mamadou Adama Diallo