Pascal Mitowadé, journaliste à La Tribune de la capitale, avait publié un message sur les réseaux sociaux lors de la tentative de putsch. La Criet a estimé qu’il constituait un soutien au renversement de l’ordre constitutionnel.
Un journaliste béninois a été condamné à cinq ans de prison ferme à Cotonou notamment pour « apologie de crime contre la sûreté de l’État », en lien avec la tentative de putsch déjouée en décembre, ont indiqué des sources judiciaires.
Le 24 mars, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a reconnu Pascal Mitowadé coupable « d’apologie de crime contre la sûreté de l’État, d’incitation à la haine via internet et d’incitation à la rébellion », selon des sources judiciaires. Le journaliste a été condamné à cinq ans de prison ferme et à 10 millions de francs CFA d’amende (15 200 euros).
Pascal Mitowadé, journaliste au quotidien privé La Tribune de la capitale, avait été interpellé puis placé en détention provisoire après la publication d’un message sur les réseaux sociaux lors de la tentative de putsch.
L’interprétation de la Criet
Selon un de ses proches joint par l’AFP, il annonçait dans ce texte une prise de pouvoir par des militaires, après avoir suivi à la télévision l’intervention de mutins qui affirmaient avoir renversé le président Patrice Talon.
La Criet a toutefois interprété cette publication comme « un soutien à une entreprise de déstabilisation de l’ordre constitutionnel », selon les sources judiciaires.
Pascal Mitowadé était poursuivi alors qu’il ne disposait d’aucun casier judiciaire et n’était pas connu des services de sécurité, d’après le même proche, qui affirme que le journaliste « en appelle à la clémence » du tribunal. Il dispose d’un délai de quinze jours pour faire appel.
(Jeune-Afrique avec AFP)


