Avec Euroconsumers, organisation représentant les consommateurs du continent, la FSE « a déposé une plainte officielle auprès de la Commission européenne contre la Fifa », pour avoir « abusé de sa position de monopole », indique l’association mardi dans un communiqué. Mi-décembre déjà, l’association de supporters avait exhorté la Fifa à « engager une consultation » jusqu’à trouver « une solution respectant la tradition, l’universalité et la portée culturelle de la Coupe du monde« .
« Pour beaucoup, il s’agit d’une expérience unique dans une vie », insiste-t-elle mardi: aucun événement ne déplace des foules de supporters comme un Mondial de foot, d’autant que celui programmé entre Etats-Unis, Canada et Mexique (11 juin-19 juillet) accueillera pour la première fois 48 sélections.
Le billet à 60 dollars, un « appât »
La FSE se place désormais sur le terrain du droit européen de la concurrence, en estimant que la Fifa a « utilisé » son monopole sur la billetterie du Mondial « pour imposer aux supporters des conditions qui ne seraient jamais acceptables sur un marché concurrentiel ». FSE et Euroconsumers veulent que la Commission européenne ordonne à la Fifa de renoncer à sa « tarification dynamique », de « geler les prix » aux niveaux annoncés en décembre pour la prochaine phase de vente en avril, et de publier « au moins 48 heures avant » le nombre de billets restants dans chaque catégorie.
Dans leur plainte, les deux organisations relèvent « six abus spécifiques », à commencer par les prix « exorbitants, plus élevés que lors des éditions précédentes et supérieurs aux propres estimations de la Fifa ». Les billets les moins chers pour la finale commencent actuellement à 4.185 dollars (3.609 euros), selon elles, soit « plus de sept fois plus » qu’au Mondial 2022 au Qatar.
Elles dénoncent par ailleurs une « publicité appât » pour un billet à 60 dollars (52 euros) en phase de groupe, réponse de la Fifa aux critiques formulées en décembre mais « pratiquement épuisé avant l’ouverture des ventes au grand public », ainsi qu’une « tarification dynamique incontrôlée ».
Par RMC-Sport


