Censé se poursuivre ce jeudi 26 mars devant le tribunal criminel de Dixinn, le procès des présumés assassins de l’opérateur économique El Hadj Hassimiou Diallo est renvoyé sine die.
Officiellement, l’audience n’a pas eu lieu du fait de l’indisponibilité d’un des avocats, qui aurait perdu une proche. Mais selon une source auprès de la juridiction, le parquet de Dixinn n’aurait toujours pas réussi à ramener à Conakry Daouada Kourouma, alias Dako, un des présumés cerveaux de l’affaire. Daouda avait été transféré «par erreur» à la Maison d’arrêt de Kindia après les incidents survenus en février dernier à la Maison centrale de Coronthie lors de l’extraction forcée de feu commandant Aboubacar Diakité alias Toumba.
A l’audience du 5 mars, l’absence de cet accusé pas comme les autres n’avait pas empêché l’ouverture des débats. Selon la même source, le parquet n’aurait pas voulu extraire Dako considéré comme proche du cercle de Toumba à la Maison centrale de Coronthie, et la quinzaine d’autres accusés, au lendemain de l’annonce de la mort de l’ex-aide de camp du capitaine Moussa Dadis Camara.
Dans ce dossier, 17 personnes sont renvoyées devant le tribunal criminel de Dixinn pour « assassinat en bande organisée, détention illégale d’armes de guerre, participation illégale à une association de malfaiteurs, vol à main et recel. »
Karamo Keïta alias Moko, Sékou Loua et Mohamed Soumah alias Passy ont déjà déposé. Ils reconnaissent avoir participé à d’autres attaques à Conakry, mais nient avoir été associé à l’attaque ayant conduit à la mort de l’opérateur économique, El Hadj Hassimiou Diallo.
Yacine Diallo



