L’assemblée générale extraordinaire convoquée par l’intersyndicale FSPE-SNE à la Bourse du travail a bel et bien eu lieu samedi 11 avril. Selon mediaguinee.com, Michel Pépé Balamou, secrétaire général du Syndicat national de l’éducation, a adressé un ultimatum au gouvernement et annoncé la rupture avec le SLECG (Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée).

Le syndicaliste donne un délai aux autorités pour répondre à ses revendications. « Nous donnons au gouvernement un délai moratoire qui va courir jusqu’à vendredi prochain [17 avril]. Le temps pour le Premier ministre, chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, de se saisir du dossier […] un simple communiqué de levée de suspension suffira pour que la grève reprenne lundi 20 avril…»

Cette nouvelle prise de position marque un tournant dans le bras de fer entre l’intersyndicale et le gouvernement, laissant planer la menace d’une reprise du mouvement de grève, si aucune avancée concrète n’est enregistrée dans le traitement des revendications du syndicat de l’enseignement pré-universitaire.

Rupture avec le SLECG

Par ailleurs, Michel Pépé Balamou a annoncé sa désunion avec le SLECG d’Aboubacar Soumah (Prési) opposé au débrayage. « Je fais cette annonce… Je vous le dis haut et fort, et retenez-le très bien : la FSPE et le SNE ne travailleront plus syndicalement avec le SLECG, tant que le SLECG ne changera pas son fusil d’épaule par rapport à la façon dont il est en train de se comporter », a-t-il martelé.

Après trois mois de trêve, l’intersyndicale FSPE-SNE (Fédération syndicale professionnelle de l’éducation – Syndicat national de l’éducation) accuse le gouvernement de n’avoir pas respecté ses engagements contenus dans le protocole d’accord signé le 3 janvier 2026.

Au cœur des revendications, expliquait Balamou, la mise en place de trois commissions techniques toujours attendue, plusieurs semaines après l’échéance fixée. « La première doit traiter la situation des enseignants contractuels non admis à l’issue de l’évaluation en classe. La deuxième doit examiner les actes de nomination des cadres devant bénéficier des primes de fonction. La troisième doit poursuivre les travaux de révision du statut particulier de l’éducation. Tout cela était prévu pour février, mais en avril, aucune de ces commissions n’est opérationnelle », déplore le syndicaliste.

Mariama Dalanda Bah