Initialement prévues le 24 mai, les sélections législatives et communales sont reportées au 31 mai prochain. Les campagnes se dérouleront entre le 1er et le 28 mai 2026. Ainsi en a décidé le Prési Mamadi Doum-bouillant, dans un décret lu sur la télébidon nationale le 10 avril. Et ça fait réagir.

Le 10 avril, à travers un décret, le Prési Mamadi Doum-bouillant a décalé au 31 mai le double scrutin du 24 mai. Il a également fixé les dates d’ouverture et de fermeture de leurs campagnes.

Pour les législatives, les campagnes s’ouvrent le 1er et se terminent le 28 mai. Alors que les communales débutent le 11 et sont closes le 28 mai. Selon le décret, conformément à l’article 50 du Code électoral, « nul ne peut, par quelques moyens et sous quelque forme que ce soit, faire campagne en dehors des périodes fixées » par décret du Prési de la République.

Le décret ajoute que pendant les campagnes, les manifestations, réunions et rassemblements électoraux se dérouleront conformément aux lois et règlements relatifs aux réunions et manifestations politiques.

Le Prési Mamadi Doum-bouillant a instruit la Haute autorité de la communication (HAC) de veiller à la régulation des médias pendant la période de campagne. Demandant le « au respect par l’ensemble des médias du service public et privé du principe d’égalité du traitement des candidats en ce qui concerne la reproduction et les commentaires des déclarations, des écrits et des activités des candidats. »

Faya Millimouno réagit

Lors des messes de la fête de Pâques le 5 avril, des leaders religieux avaient demandé le report des sélections législatives et communales. Leur message est tombé dans de bonnes oreilles, puisque leur souhait a été entendu par le Prési de la Roue-publique, Mamadi Doum-bouillant qui a reporté d’une semaine le double scrutin. D’aucuns arguent que la célébration de la Tabaski le 26 ou le 27 mai y serait aussi pour beaucoup.

Le 11 avril, le prési d’honneur du Bloc Libéral (BL), Faya Millimouno, a régi. Le politicard et candidat malheureux à la Présidentielle du 28 décembre 2025 apprécie l’acte. « Diriger, c’est aussi savoir écouter. Ceux qui s’expriment, lorsqu’on est en position de responsabilité, comme le président de la République, doivent être entendus, même lorsqu’ils sont de simples citoyens. Il faut faire preuve d’écoute. C’est donc un geste positif et encourageant », déclare Faya Mini-mono à Africaguinee. Et d’enchaîner : « Quand j’ai appris que cette décision avait été influencée par les appels de certains leaders religieux, qui ont sagement attiré l’attention et plaidé pour ce report, j’ai compris qu’elle s’inscrivait dans une logique d’écoute et d’apaisement. »

Souleymane Bah