Dans la matinée du 6 avril, un véhicule particulier, conduit par un mécanicien, a subitement pris feu près de la pharmacie Afia, au quartier Kaporo, commune de Ratoma, sur la transversale numéro 2 (T2 Aéroport-Kipé). Aucune perte en vie humaine, mais des dégâts.

La voiture de marque RANGE ROVER, couleur grise, immatriculée AM 1918, a été confiée par son propriétaire au mécanicien Ousmane Chérif pour réparation. L’engin avait un problème de circuit électrique, dit-on. Le mécanicien déclare avoir fini de réparer la voiture depuis le 4 avril ; ce matin il se rendait à son garage sis à Lambanyi, dans la commune éponyme.

Ousmane Chérif conduisait lorsqu’il a été alerté par des riverains de la présence du feu en-dessous du véhicule. Il a garé d’urgence, des riverains ont tenté en vain d’éteindre le feu qui s’est vite propagé. Le sable et l’eau n’ont pu circonscrire les flammes qui se sont emparées de la RANGE ROVER, perturbant momentanément la circulation sur la T2.

Dénué d’extincteur, le véhicule a été réduit en carcasse au bout d’une vingtaine de minutes. Les sapeurs-pompiers sont venus en retard. Ils ont réussi toute de même à sauver les pneus d’avant qui n’ont pas éclaté, aussi une partie du capot, bien que les flammes se soient emparées du moteur.

« Je ne peux pas expliquer ce qui est à l’origine du feu. J’avais fini de réparer la voiture, je suis rentré de Kindia hier nuit (5 avril) avec elle. Il n’y avait aucun problème apparent. Ce matin, je partais au garage lorsque le feu s’est déclaré. Comme l’extincteur est vide, les gens ont essayé d’éteindre les flammes, sans succès. J’étais seul dans la voiture », explique Ousmane Chérif, au bord des larmes, visiblement confus. Téléphone collé à l’oreille, il a vainement tenté de joindre le propriétaire de la voiture.

Sur place, des agents de la police routière et de la brigade spéciale d’intervention de police (BSIP) de Kaporo-rails ont vécu le drame. Tout comme des agents de l’Observatoire national des routes (ONR) et leurs collègues de l’Agence nationale de surveillance des routes (ANASUR), qui tentaient de repousser les curieux et de faciliter l’intervention des sapeurs-pompiers.

Au bout de trente minutes, il ne restait que la carcasse de l’engin.

Yaya Doumbouya