Le procureur requiert un an d’emprisonnement à l’encontre de l’activiste Bella Bah, parce que « les faits ont été suffisamment éraillés pour établir la culpabilité du prévenu ». Le procureur est catégorique : l’activiste a injurié et diffamé.
Les débats sont clos après plus d’une heure de questions-réponses entre les parties (procureur, avocats et juge), s’en sont suivies les réquisitions du procureur. Pour lui, les réseaux sociaux sont pollués par des propos injurieux et diffamatoires. D’où la tolérance zéro contre les infractions commises par le biais du système informatique.
Selon lui, les propos de Bella Bah à l’encontre du premier imam de la mosquée Fayçal, El Hadj Mamadou Saliou Camara, sont extrêmement graves, ils ont entraîné des vagues d’indignation et ont failli créer un trouble à l’ordre public. C’est ainsi qu’une équipe de « la gendarmerie de Ratoma est allé l’arrêter pour le conduire au Haut commandement de la gendarmerie à Kaloum. Le prévenu a tenu des allégations qui portent atteinte à l’honneur et à la dignité de l’imam. »
Pour le procureur, on est libre de s’exprimer mais pas d’injurier.
L’avocat de la défense, Maître Alsény Aissata Diallo, pour sa plaidoirie, s’est dit ébahi par la réquisition du procureur. Il affirme que le dossier aurait dû être classé sans suite, parce que la partie civile (l’imam) a pardonné et a demandé à la justice de pardonner. Le procès se poursuit…
Mamadou Adama Diallo

