Le harcèlement sexuel et toutes les autres formes de violences liées au sexe sont devenus monnaie courante. Les médias et les réseaux sociaux en font étalage tous les jours chez-nous comme ailleurs dans le monde. Les acteurs de ce phénomène sont de tous les âges aussi bien que de toutes les couches socio-professionnelles, on est même surpris que cela n’épargne pas les religieux toutes confessions confondues. Les déviations sexuelles sont donc devenues assez problématiques dans nos sociétés.
Le mal est d’autant médiatisé que la police et la gendarmerie traquent au quotidien les fauteurs et les traduisent en justice. Les juges et les avocats se saisissent des affaires, en discutent de long en large et des peines de prison ou des sanctions financières en découlent.
Face à la recrudescence des scandales liés au sexe, il faut se réjouir de voir les gens en prendre vivement conscience et saluer les mesures prises pour éradiquer ces scandales. Mais il faut aussi voir l’autre aspect du problème, les fausses accusations.
Il arrive en effet que des malins esprits montent un piège par le biais de jeunes filles ou de femmes sans scrupule, pour soutirer de l’argent à des riches ou pour porter atteinte à l’honneur de potentiels adversaires. C’est dire que les scandales sexuels ne sont pas tous forcément fondés.
Dans nos sociétés africaines d’hier, il n’y a rien d’anormal à ce que jeunes gens et jeunes filles se fréquentent, jouent ou s’embrassent, que des hommes baratinent des collègues ou des voisines de quartier. De nos jours tout cela devient suspect, on y voit des intentions malhonnêtes. Ce qui pousse les hommes à être de plus en plus méfiants, la gent féminine devenant bon gré malgré un piège quotidien. C’est désormais risqué pour un homme de jeter un regard admiratif à une beauté féminine ou de répondre à ses avances, ce geste banal pourrait lui coûter un procès pour harcèlement sexuel. À bon entendeur, chahut !
Walaoulou Bilivogui

