Le 7 octobre, le parquet spatial de la Cour de répression des infractions économiques et financières (Crief) a interdit au périmé ministre des Mines Ahmed Kanté, et à plusieurs de ses collabos de sortir du bled. La réquisition s’inscrit dans le cadre d’une enquête judiciaire, prise par le pro-crieur spatial près la Crief Alphonse Charles Wright. Le magistrat demande au commissaire spatial de l’Aéro-hangar international Ahmed Sékou Tyran de Cona-cris et au dirlo central de la Police aux frontières, de prendre toutes les dispositions nécessaires pour empêcher le patron de la société minière AGB2A-GIC et ses proches collabos de quitter la Guinée.
Ils font l’objet d’investigations sur des faits « d’évasion fiscale, de blanchiment de capitaux, de corruption et d’infractions assimilées ». Le parquet spatial de la Crief croit que la présence au bled des personnes soupçonnées dans cette affaire est indispensable pour les besoins de la procédure et pour éviter tout risque de fuite.
La réquisition sollicite également que tout mouvement ou tentative de déplacement des personnes concernées fasse l’objet d’un signalement au parquet spatial, afin de garantir le bon déroulement des investigations en cours. Mohamed Kanté fait face à plusieurs dossiers à la Crief.
Le 5 octobre, le procès impliquant l’ancien ministre des Mines et trois autres coprévenus, dans une autre affaire, a été renvoyé au 19 octobre, par la Chambre de jugement de la Crief. Cette fois, Ahmed Kanté et Cie sont poursuivis dans une affaire de « détournement de deniers publics, prise illégale d’intérêts, blanchiment de capitaux, escroquerie, déclaration irrégulière aux souscriptions et versements, enrichissement illicite et complicité ».
Le dossier les oppose, entre autres, à la famille Lorcy, représentée par Fatoumata Dramé, la partie civile.
Yaya Doumbouya

