Le Nigeria, le Niger, l’Algérie, le Mali, la Mauritanie, la Tunisie et le Tchad construisent aujourd’hui l’un des plus grands projets routiers d’Afrique appelé « la Route de l’Unité Africaine », reliant les sept pays sur une longueur de plus de 9 000 kilomètres.
Financé par la Banque Africaine de Développement (BAD), le projet a pour but l’amélioration des échanges commerciaux Sud-Sud, ainsi que le désenclavement de certaines zones sahariennes jusque-là isolées.

Il est prévu que la Transsaharienne traverse l’Algérie sur 3 400 km, le Mali sur 1 974 km, le Niger sur 1 635 km, le Nigeria sur 1 131 km, le Tchad sur 900 km, et enfin la Tunisie sur 900 km. L’Algérie, le Niger, la Tunisie ainsi que le Nigeria ont achevé leurs sections s’étendant sur un total de 7 066 km, le Nigeria a d’ailleurs innové en aménageant la moitié de sa section en voie rapide. Le Mali a réalisé 1 236 km de route bitumée sur un programme prévoyant le revêtement de 1 974 km, tandis que le Tchad est encore loin d’avoir finalisé sa section.

La question de la rentabilité se posant, il est pertinent de se pencher sur les volumes d’échanges commerciaux entre les 7 pays. Si on note un volume d’échanges commerciaux faibles entre les pays sahéliens et ceux du Maghreb, il est important de noter que le Niger enregistre 20% de ses échanges commerciaux avec le Nigéria, le Mali est le principal exportateur en coton et en riz des pays sahéliens. La Mauritanie est un fournisseur majeur en produits de la pêche (20% du total de ses volumes d’exportation), et en minerai de fer (55% du volume total de ses exportations).
L’Algérie et la Tunisie quant à eux, commercent essentiellement entre eux (environ 80% de leurs volumes d’exportations mutuelles), mais espèrent diversifier leurs importations et exportations grâce à cette nouvelle opportunité.

SIB