Après tant de tergiversations, l’intersyndicale de l’éducation a publié un avis de crève générale dès le 1er décembre, sur toute l’étendue du territoire national. La Fédération syndicale des professionnels de l’éducation (FSPE) et le Syndicat national de l’éducation (SNE) déclenchent la grève à la suite de l’impasse notée, selon eux, dans les négociations avec le gouvernement. Ces négociations ont été reprises le 28 novembre au ministère du Travail et de la Ponction publique, sur le Statut particulier révisé du personnel enseignant. Dans leur avis signé le 27 novembre, les syndicaleux ont dénoncé la « négligence du gouvernement » à accéder aux revendications « légitimes » des bouffe-la-craie, mais aussi la « lenteur de la partie gouvernementale » à faire signer le fameux Statut.
Sous-mât pas d’accord
Aboubacar Soumah, boss du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), pilote les négociations côté intersyndicale. Il s’est désolidarisé du mot d’ordre de crève de ses pairs de la FSPE et du SNE. Sous-mât avait bien tenté de convaincre les gens-saignants et les autres syndicaux à renoncer à la crève et à privilégier le dialogue lors de la rencontre avec la base, le 27 novembre à la Bourse du travail à Kaloum. Malgré l’impasse enregistrée dans la soirée du 28 novembre, il a réaffirmé son engagement à reprendre les négociations avec les émissaires du goubernement dès le 1er décembre.
Le SNAESURS se retire
Par ailleurs, le vendredi 28 novembre, le Syndicat national autonome de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (SNAESURS) s’est aussi retiré des négociations avec le goubernement et aux côtés de l’intersyndicale de l’Education. Mohamed Soumaoro, le secrétaire administratif du SNAESURS, explique : « Nous avons constaté que le projet de Statut particulier reprend mot pour mot le décret 0027 de 2024 dont nous bénéficions déjà. Si c’est le même texte qui est reconduit, nous n’avons aucune raison de revenir négocier sur ce qui est déjà acquis. Notre objectif est d’obtenir des meilleures conditions de travail. Si le contenu allait au-delà du décret, nous serions restés à la table des négociations. » Et bonjour la scission !
Yaya Doumbouya



