Deux jours après le quart de finale particulièrement tendu entre l’Algérie et le Nigeria, la Confédération africaine de football (CAF) a annoncé l’ouverture d’une enquête disciplinaire.
Au coup de sifflet final du match Algérie-Nigeria à forte intensité, plusieurs incidents avaient éclaté sur et en dehors de la pelouse, impliquant joueurs, membres des staffs et officiels. Dans un communiqué publié lundi 12 janvier, l’instance dirigeante du football africain a indiqué avoir saisi son Conseil de discipline, précisant que des sanctions pourraient être prononcées dans les prochains jours ou semaines, à l’issue de l’enquête.
Au cœur de la polémique, une action litigieuse survenue durant le match : une main du Nigérian Junior Ajayi dans la surface suite à un centre de Farès Chaïbi, que les Algériens estiment être un penalty. Cette décision arbitrale contestée a mis le feu aux poudres après le coup de sifflet final. Des tensions ont alors éclaté entre joueurs, conduisant à une altercation entre Luca Zidane et Fisayo Dele-Bashiru, rapidement interrompue par les officiels.
Le corps arbitral a également été pris à partie par des membres du staff algérien au centre du terrain, contraignant l’arbitre à quitter la pelouse sous escorte de sécurité.
Plainte à la FIFA
La situation s’est ensuite prolongée en tribunes et dans les coulisses du stade. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des échauffourées entre supporters algériens et stadiers, ainsi que des incidents en zone mixte, où la sécurité a dû intervenir après des altercations impliquant des journalistes.
Reconnaissant le résultat de la rencontre et appelant ses supporters « à faire preuve de solidarité et à se rassembler autour de l’équipe nationale », la Fédération algérienne de football (FAF) a annoncé avoir déposé une plainte auprès de la FIFA et de la CAF. Celle-ci est accompagnée d’une demande formelle d’ouverture d’enquête sur les décisions arbitrales, afin de « clarifier les faits et prendre les mesures appropriées conformément à la réglementation en vigueur », a précisé la FAF dans son communiqué.
Maroc-Cameroun, encore des frustrés
La CAF a indiqué avoir également ouvert une enquête sur les incidents survenus lors du match entre le Cameroun et le Maroc. L’instance affirme avoir recueilli des rapports de match et des preuves vidéo faisant état de « comportements potentiellement inacceptables de la part de certains joueurs et officiels».

Elle examine par ailleurs des images concernant un incident impliquant des membres des médias, accusés d’un comportement jugé inapproprié en zone mixte.
Sans atteindre le même niveau de tension, la rencontre Maroc–Cameroun a également suscité la colère des joueurs et dirigeants camerounais, qui reprochent à l’arbitre d’avoir omis de siffler un penalty après une faute sur Bryan Mbeumo dans la surface. Malgré cette frustration, la Fédération camerounaise de football, dirigée par Samuel Eto’o, a tenu à saluer l’organisation de la compétition par le Maroc dans un communiqué officiel.
Précisons que sur le plan sportif, les enquêtes annoncées ne remettent pas en cause le tableau des demi-finales.
Abdoulaye Bah


