Pour la cérémonie d’investiture de Mamadi Doum-bouillant, nombreux citoyens étaient dans des t-shirts de couleur rouge, jaune, vert et blanche, à son effigie. D’aucuns étaient des membres des foultitudes de mouvements de soutien à Doumbouya, lors de la campagne pestilentielle. Ils ont rallié le stade dès 7h. On les apercevait aux alentours du stade, massés devant les différentes portes d’entrées. Ce qui donnait l’impression à une grande mobilisation des Guinéens pour participer à la cérémonie. Pendant que l’intérieur du stade était vide. Cela est doublé par une forte mobilisation des sévices de sécu-raté (flics, pandores et bidasses) qui filtraient les entrées.

Ainsi, tous les compartiments du stade (gradins et tribune) ont été occupés. La stratégie a marché, le maître de cérémonie ne cessait de dire qu’il y a plus de 50 000 personnes dans le stade, dépassant ainsi le nombre de places installées.

Seulement voilà, bien de ces personnes en civil, habillées aux couleurs nationales et de blanc à l’effigie du Doum-bouillant étaient en réalité, dit-on, des hommes en treillis. Des aigris ergotent qu’ils étaient des bidasses et/ou leurs proches, agents de l’administration. A la fin de la cérémonie, ils ont été aperçus dans des camions et pick-up militaires, quittant le stade, pendant que les citoyens lambda se cherchait un moyen pour rentrer.

Un observateur fait remarquer que la mobilisation de bidasses et leurs proches ainsi que des agents de l’administration n’a pas été vécue dans les quartiers et n’a pas non plus fait du boucan, comme c’est souvent le cas. Il en a pour argument que nulle part dans les quartiers des t-shirts ont été distribués. Les aigris arguent que le dispositif de sécurité impressionnant par le déploiement de pandores, flics et pandores à chaque coin de rue n’a pas encouragé les citoyens à rallier le stade. S’y ajoute, le blocage de la circulation sur les grands axes.

Œil de Lynx