Dans la nuit du 21 au 22 janvier, l’éboulement d’une mine d’or dans la sous-préfecture de Doko, préfecture de Siguiri, a fait six morts.
En Haute-Guinée, les éboulements des mines sont fréquents. Selon nos informations, le site du drame était interdit d’exploitation. N’empêche, plusieurs nounous s’y sont rendues aux environs de 3h du matin pour l’exploitation artisanale de l’or. « Elles creusaient à l’aide des pioches à la recherche de l’or quand la mine s’est effondrée sur elles,» rapporte un confrère basé à Siguiri. Sur place, cinq nounous ont péri. La sixième a succombé plus tard. Elles sont : Sira Traoré, 20 ans, mariée et sans enfant, originaire de Kankan. Nankolan Keïta, 27 ans, sans enfant, est de Kouroussa. Kadiatou Diakité, 24 ans, mère d’un enfant, aussi originaire de Kouroussa. Fanta Condé, 29 ans, mariée et mère de quatre enfants est de Kankan. Batrou Traoré, 30 ans, mère de quatre enfants. La sixième victime n’a pas été identifiée.
Sur instruction du procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri, les corps ont été restitués à leurs familles pour l’inhumation.
Souleymane Bah


