Samedi 24 janvier, le MoDeL a repris ses assemblées générales hebdomadaire au MoDeL, Mouvement démocratique libéral, après une interruption à cause de la cérémonie de prestation de serment du prési Mamadi Doum-bouillant le 17 janvier. Mamadou Kenda Show, secrétaire gérant du parti a présidé la séance, consacrée aux préparatifs du tout premier congrès national du parti depuis sa création en 2018. Le MoDeL affûte aussi ses armes pour les futures sélections sénatoriales, légis-hâtives et munici-pâles.

Créé en août 2018, agréé en janvier 2022, le MoDeL sapprête à franchir une étape de son histoire politique avec la tenue de son congrès national électif, destiné au renouvellement de ses instances dirigeantes. Tous les postes vacants devraient être pourvus, à commencer par celui de président du parti. La question de la candidature dAliou Bah à sa propre succession reste posée. Celui-ci, purgeant une peine de deux ans demprisonnement, devrait normalement sortir en décembre 2026. Toutefois, selon les responsables du parti, les statuts du MoDeL ninterdisent nullement la candidature dun militant condamné.

La date du congrès devrait être annoncée lors de lassemblée générale du 31 janvier. «Nous avons estimé quil est temps daller à cette première convention. Des propositions de dates existent déjà au sein du Bureau exécutif. À la prochaine réunion, vous aurez les dates retenues, le lieu, les modalités dorganisation, les conditions déligibilité et les postes concernés», a précisé Kenda Show, promettant la mise à disposition dun doc détaillant le processus.

Le secrétaire général est revenu sur les préparatifs en amont du congrès, soulignant la nécessité de renforcer limplantation du parti à travers le bled. «Malgré la détention du président Aliou Bah et le contexte difficile, un travail de fond est en cours. Des missions ont été envoyées à lintérieur du pays pour redynamiser les structures dormantes, valider celles existantes et en créer de nouvelles là où les militants nous attendent». Dans cette lancée, le MoDeL dit avoir révisé ses statuts et règlements intérieurs, pour clarifier les rôles et responsabilités de chacun.

Participation obligatoire

Nayant encore jamais participé à une élection depuis sa création, le MoDeL entend faire ses premiers pas lors des prochaines consultations électorales nationales. Une ambition renforcée par le nouveau cadre juridique des partis politiques en Guinée, qui impose désormais une participation obligatoire aux élections sous peine de dissolution. «Il ne sagira pas seulement de déposer un dossier de candidature, il faudra obtenir des élus. En 2018, il fallait 40 000 voix pour avoir un député. Aujourdhui, le nombre de députés passe de 114 à 145. Le MoDeL na pas peur. Sil y a de la transparence, nous sommes convaincus de pouvoir dépasser largement le seuil requis», a affirmé le secrétaire gérant du parti, dénonçant un environnement politique «défavorable à lopposition».

Le MoDeL appelle à la mobilisation massive de ses militants et sympathisants, pour assurer une représentation significative du parti au sein des institutions républicaines, lors des prochaines joutes électorales.

Abdoulaye Bah