Irène Kadiatou Soumah, mère de cinq enfants, a été découverte morte dans sa chambre dans la journée du 5 avril au quartier de Bantounka 1, commune de Ratoma, non loin du rond-point Cosa. Elle s’était préparée la veille, avec sa famille, à célébrer Pâques. Quatre autres membres de sa famille, dont ses enfants, étaient, eux, inconscients.  

Ménagère, originaire de la localité de Bigori, dans la préfecture de Boffa, Irène Kadiatou Soumah est mère de cinq enfants. Elle a été retrouvée sans vie, vers 13 heures, le jour de Pâques, dimanche 5 avril. Dans la chambre où son corps a été repris se trouvaient aussi Catherine Mendel Soumah, 32 ans ; Brigitte Bangoura, 15 ans, Emmanuel Soumah, 17 ans ; et Étienne Soumah, 11 ans. Tous inconscients.

Des agents de la Police technique et scientifique ont procédé aux premières constatations sur les lieux du drame. Selon des confrères, la découverte a été faite par Joséphine Soumah, 29 ans, fille de la défunte, domiciliée à Yattayah : « Hier (5 avril), nous avions acheté des choses pour la fête. Arrivés à la maison aux environs de 15 heures, nous avions fait la cuisine ensemble avec ma sœur et notre mère pour la fête de Pâques. Vers 19 heures, je suis rentrée à Yattayah pour y prier. C’est à 13 heures (le 5 avril) que je suis arrivée à Bantounka 1. J’avais ma clé, j’ai essayé d’ouvrir la porte, mais impossible. Comme je faisais du bruit, cela a réveillé Emmanuel Soumah et il a ouvert la porte. Tout son corps brillait, il était en sueur et ses jambes tremblaient. Les autres étaient couchés dans le lit, tous suant aussi, portant les habits d’hier. Mon fils Étienne Soumah s’est réveillé. Quand je lui ai demandé pourquoi ils n’étaient pas allés à l’église, il a indexé ma mère en disant : ‘’regarde’’. Je suis allée vérifier, ma mère était inerte. J’ai crié et les voisins sont venus. »

Les autres, dans le coma, ont été évacués d’urgence vers une structure sanitaire. Mais « les deux garçons avaient les pieds enflés et marchaient difficilement. Une autre victime bavait. Quand je suis arrivée, j’ai trouvé le fourneau à charbon à la porte, il y avait une marmite là-dessus. Il y avait aussi des traces de vomi », explique Joséphine Soumah.

Yaya Doumbouya