Le doyen Souleymane Diallo a été pour nous un modèle dont aucune tempête politique n’a jamais pu ébranler l’attachement indéfectible à la liberté de la presse. Profondément sincère, rigoureux et résolument engagé en faveur de la démocratie, il incarnait une vision noble du journalisme.

J’ai eu avec lui de nombreux échanges, non seulement sur le métier, mais aussi sur l’engagement citoyen, la défense de l’État de droit et la nécessité de préserver les libertés fondamentales dans notre pays.

Il était l’une des voix les plus respectées au sein du FNDC, régulièrement consultée, et dont les avis comptaient dans les prises de position du mouvement en faveur de la démocratie et des droits humains.

La Guinée perd aujourd’hui un monument de la liberté de la presse, mais aussi un homme profondément attaché à la dignité humaine et à la vérité. Il demeure l’illustration de ce que chaque Guinéen devrait aspirer à être pour espérer un avenir meilleur pour notre pays.

Mes condoléances au peuple de Guinée et aux travailleurs de Lynx-Lance et sa famille. Que Dieu ait pitié de son âme et l’accueille dans son paradis Céleste.

Abdoulaye Oumou Sow