Lancée le 26 août à la suite de l’ebouboulement meurtrier, le déguerpissement des riverains de la montage d’ordures se poursuit ce 27 août à Dar-Es-Salam, dans la commune de Gbessia.
Ce matin, plusieurs habitations et baraques ont été cassés, sous l’œil impuissant des proprio, en larmes. Certains habitants ont décoiffé leur maisons et arraché portes et fenêtres avant l’arrivée des pelleteuses qui écrasent sur leur passage. D’autres, désemparés, ne sauvent que les biens à l’intérieur de leurs concessions. Le reste du bâtiment, les machines réduisent en gravats. Sur place, flics et pandores, appuyés par des bidasses, veille au grain.
Ce matin, Aboubacar Doumbouya, menuisier, n’a pu évacuer de son atelier que quelques meubles. En colère, il affirme avoir perdu beaucoup de biens.

Dame Mahawa Camara, elle, a assisté, impuissante, à la démolition de sa maison. Elle affirme n’avoir désormais nulle part où aller, demande à l’Etat de la recaser. Sa maison ayant été recensée avant la casse, Mahawa Camara, garde espoir que l’État viendra en aide.
Yaya Doumbouya

