Le 7 septembre à Paris, Bouna le Scylla de nos Grises mines, accompagné de Mariama Ciré la Scylla de l’Économie et des Pitances, a signé la déclaration commune constatant l’entrée en vigueur de l’Accord transactionnel global conclu le 4 mai dernier entre la République de Guinée et Guinea Alumina Corporation (GAC), filiale d’Emirates Global Aluminium (EGA).
Le ministre Bouna qui a annoncé la nouvelle sur son compte LinkedIn ce 9 septembre, a indiqué que l’Accord « met un terme définitif » aux différends nés, d’une part, de la cessation des activités de GAC en Guinée et, d’autre part, de l’interruption de l’approvisionnement en bauxite de la raffinerie du groupe EGA. « Il traduit la volonté commune des parties de tourner définitivement la page de leurs différends et de s’inscrire dans une dynamique constructive de normalisation, de confiance mutuelle et de renforcement de leurs relations économiques et commerciales. Avec l’appui du Comité stratégique de Simandou, cet accord constitue une étape importante dans la consolidation d’un partenariat renouvelé, fondé sur le dialogue, la responsabilité partagée et la recherche d’intérêts mutuellement bénéfiques », a-t-il écrit.
L’Accord amiable conclu en mai dernier à l’issue des négociations sous la houlette de Louis Degos, le bâtonnier de l’Ordre des avocats de Paris, était intervenu à la suite du retrait de la concession minière de GAC. La filiale guinée-haine d’EGA avait dénoncé un « retrait illégal » de son permis et menacé d’enclencher une procédure d’arbitrage international contre la Guinée. Elle exploitait les plateaux bauxitiques de Tinguilinta, dans la préfecture de Boké, mais faute de construire une raffinerie d’alumine après 20 ans d’exploitation de la terre rouge, les autorités guinée-haines lui ont retiré son permis, tout comme 300 autres sociétés minières nationales et internationales n’ayant pas respecté leur engagement vis-à-vis de l’État.
L’Accord signé à Paris indique que la Guinée doit verser un montant forfaitaire à GAC, en contrepartie notamment du transfert de ses actifs à Nimba Mining Company (NMC) en vue de l’exploitation du projet bauxitique de Sangarédi, et d’autre part, de la reconduction des accords d’approvisionnement en bauxite entre la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG) et le groupe EGA.
En août 2025, les autorités ont refilé la concession minière de GAC à NMC, une société publique créée dans la foulée et détenue à 100% par l’État guinéen. Contrairement à GAC, NMC s’apprête, dit-on, à réaliser les études de faisabilité de sa raffinerie d’alumine d’ici à la faim de l’année. Amen !
Désormais, la hache de guerre est entrée entre la Guinée et GAC, le Scylla de nos Grises mines a ajouté lors de la signature de la déclaration commune à Paris, que la Guinée et GAC/EGA sont convenus de redynamiser leurs relations en identifiant de nouvelles opportunités d’investissement au bénéfice des deux parties. Ainsi, choit-il !
Yaya Doumbouya

