Après plusieurs jours d’hospitalisation, le journaliste-animateur et homme de culture, Séné Diallo, est décédé dans la nuit du 25 au 26 octobre, à Conakry. Il a été inhumé le même jour, à 16h au cimetière de Taouyah, commune de Ratoma.

La disparition de Aboubacar Séné Diallo a bouleversé sa famille et ses collaborateurs. La maison mortuaire n’a pas désempli, au quartier Taouyah. Mohamed Coumbassa, opérateur culturel et manager de l’artiste Azaya, explique son lien avec le défunt : « Il fut un grand frère pour moi, il a toujours été disponible pour chacun de nous. On pouvait compter sur lui pour couvrir tes évènements avec son sourire, ses animations. Sa disparition nous a vraiment touché, c’est une séparation prématurée, on comptait sur ses apports au développement de la culture en Guinée. » Séné Diallo était également très connu dans l’animation des événements culturels où il était souvent Maître de cérémonie.

Mme Camara Marie, conseillère à la commune de Kaloum, est amie du défunt : « C’est une belle âme qui est partie. La semaine dernière, il me taquinait au téléphone en me disant : ‘’Depuis que tu es devenue honorable [députée], tu ne m’appelles plus’’. Je suis tellement bouleversée par son décès. Je prie Dieu de l’accueillir dans son paradis éternel. »

Dévoué et engagé, Séné Diallo était l’un des meilleurs animateurs médiatique et culturel de sa génération. Ibrahima Sory Diallo, membre de la structure Vision-Pub, témoigne que Séné Diallo était « l’un des mentors de notre patron. Je ne l’ai pas côtoyé physiquement, mais nous avions collaboré sur des évènements culturels et autres projets. C’est une immense perte pour la culture guinéenne, c’était une voix d’or, c’est pourquoi on lui rend un dernier hommage. »

Le défunt a été animateur à Nostalgie-Guinée, la première radio privée du pays, avant de devenir chargé de Communication et de relations publiques de la société de téléphonie mobile Cellcom-Guinée. Séné Diallo était aussi dans la cellule de Com du Groupe GUICOPRES (Guinéenne de construction et de prestation de service).

Séné Diallo laisse derrière lui une veuve et des orphelins.

Fatoumata Kaba, stagiaire