Radiés des effectifs de l’État par le Prési Mamadi Doum-bouillant le 3 novembre, plusieurs administrateurs territoriaux qui étaient en poste dans la région de Siguiri, poursuivis pour corruption et atteinte à l’environnement, ont été placés sous mandat de dépôt le 6 novembre.
Au total, 22 préfets, préfets par intérim et sous-préfets sont poursuivis par la Cour de répression des infractions économiques et financières (Crief) pour des faits présumés de « corruption d’agents publics, d’enrichissement illicite, de blanchiment de capitaux et complicité d’atteinte grave à l’environnement ». La procédure s’inscrit dans la lutte contre l’orpaillage clandestin dans le buisson de Siguiri où le ministère de l’Administration du trottoir a limogé, le 3 novembre, 479 prési de district et de quartier. Il leur est reproché d’avoir favorisé la pratique de l’orpaillage illégal, la dégradation de l’environnement, la destruction des terres cultivables, des cours d’eau, des ressources halieutiques, de la faune et de la flore dans la région.
Les 16 anciens préfets, préfets par intérim et sous-préfets ont été placés sous mandat de dépôt à Siguiri par le parquet spatial de la Crief. Deux jours plus tôt, dans le cadre du même dossier, 6 autres administrateurs territoriaux avaient été embastillés, pour les mêmes charges. Ce qui porte à 22 administrateurs territoriaux de Siguiri radiés par le Prési de la Roue-publique.
Yaya Doumbouya

