L’énième appel à la protestation contre la nouvelle Constitution du Front national pour la défense de la Constitution a encore paralysé les activités en banlieue, notamment le commerce ce jeudi 27 février. Magasins, boutiques, essenceries, pharmacies, salons de coiffure, ateliers de menuiserie, de couture et de soudure sont restés hermétiquement fermés. 

Les proprios des boutiques et magasins aux alentours du rond-point Cosa sont aux aguets, pour prévenir et protéger leur négoce de tout éventuel pillage. Bidasses, flics et pandores veillent au grain, à bord de deux pick-up et d’un camion. Une patrouille de flics, roulant à tombeau ouvert, assure la navette entre les ronds-points Bambéto-Cosa-Enco 5.

Plus près du rond-point Cosa, dans le marché des condiments,  étalagistes, marchands ambulants vaquent à leur quotidien. La circulation quoique paralysée sur l’autoroute Leprince enregistre quelques rares taxis qui roulent sur tous les axes menant au rond-point Cosa. Aucun incident n’a été signalé. A 11 heures, des flics dans un teufteuf prennent position au carrefour. « Il n’y aura pas de pagaille à Cosa, parce que le PA (Point d’appui) est là. Si tu lances un caillou, ils te prendront », lance un jeune à l’adresse de ses camarades. Le PA est protégé par quatre pick-up dont un des bidasses, postés deux-deux sur le long de la voie ferrée du chemin de fer de la compagnie minière RUSAL. 

Yaya Doumbouya