Les incendies provoqués par des courts-circuits continuent de faire des victimes et des dégâts matériels en Guinée. Dans la nuit du samedi 11 mars, vers 23 heures, un incendie s’est déclaré dans la cité de l’Institut supérieur des mines et de géologie de Boké (ISMGB). Ousmane Djénè Kaba, le chef du département traitement métallurgie, a perdu deux de ses enfants, dont une fille. Des dégâts matériels importants ont été aussi enregistrés.

Sur la cause du drame, la Cellule de communication de l’Institut affirme que l’incendie a été causé par un court-circuit. «Il s’agit des appartements résidentiels de Dr Ahmed Amara Konaté, le directeur du Laboratoire de recherche appliquée et M. Ousmane Djénè, le chef du département traitement métallurgie. Tout le contenu du bâtiment de M. Ousmane Djénè Kaba est parti en fumée, occasionnant la mort de deux de ses enfants, une fille et un garçon. Quant à Dr Ahmed Amara Konaté, grâce au concours des voisinages, les flammes ont été finalement maîtrisées », explique la Cellule de communication.

Dr Daouda Kéïta, le directeur général de l’ISMGB, explique : « L’incendie s’est produit à travers une avarie électrique. Le feu a commencé par le sol de l’appartement à droite et a pris le plafond. Quand le plafond a pris feu, l’intérieur est devenu inaccessible. Les parents n’étaient pas à la maison, et il y avait quatre enfants à l’intérieur, deux au salon et deux autres (les plus petits) dans la chambre.» Selon lui, les premiers secours n’ont pu sauver que ceux qui étaient au salon. «Il y avait trop de fumée et la maison était inaccessible. Ils ont voulu casser les fenêtres vitrées de l’appartement, mais c’était impossible. La flamme avait complètement envahi le bâtiment et le second appartement aussi a pris feu. Le courant électrique et le feu associés, le lieu était devenu inaccessible, même à l’eau. C’était devenu dangereux. Mais, c’est après tout cela qu’on s’est rendu compte qu’il y avait deux autres enfants restés à l’intérieur du bâtiment, leur maman qui les a mis-là n’était pas encore rentrée. On les a malheureusement perdus, ainsi que tout le contenu du bâtiment ».

Rappelons que le 9 février dernier, une partie du marché d’Entag, en haute banlieue de Conakry, a été une nouvelle fois été ravagé par un incendie. Là aussi, le courant de l’Electricité de Guinée (EDG) est pointé du doigt. Le contenu d’une cinquantaine de boutiques, magasins et kiosques a été réduit en cendre. Le Groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA) a chiffré les pertes à 4 669 142 000 francs guinéens.

Yaya Doumbouya