Le dirlo général de l’Office guinéen de publicité (OGP), Mandian Sidibé, a-t-il sonné la faim de la récré ? Désormais, l’usage de toute effigie du Prési Mamadi Doum-bouillant doit être préalablement soumis à l’appréciation de la Direction de la Com et de l’Info (DCI) de la Présidence.

Dans la soirée du 4 décembre, Mandian Sidibé, le dirlo général de l’OGP, était l’invité du journal de 20h 30 de la Télé-bidon nationale. Il y a dénoncé « l’utilisation abusive » de l’image du chef de l’Etat. « Le Président est une institution à part entière, la Guinée s’identifie à travers son image. On ne peut pas associer son image avec une autre. C’est vrai, nous soutenons que les gens manifestent en faveur des acquis du CNRD, du Président de la Transition, mais il faudrait que cela se fasse dans les règles de l’art. Il n’y a pas d’ordre. Il y a une anarchie totale », fustige le Mandian Sidibé.

Le dirlo de l’OGP a promis d’y mettre faim. Sur plusieurs affiches, on constate des images de figures de soutien avec le prési de la Transiton. Pour Mandian Sidibé, le Prési de la Transition n’est égal à personne et nul ne doit se comparer à lui. « Soit vous vous mettez seul sur votre support publicitaire ou vous mettez le Président tout court. Si c’est le Président que vous soutenez, mettez sa photo, si ce sont ses acquis que vous soutenez, mettez cela à côté. Mais, vous ne pouvez pas mettre votre photo à l’effet de faire votre propre promotion en utilisant la photo du Président », martèle le DG de l’OGP.

Les morsures

Selon Mandian Sidibé, l’OGP procédera à une sensibilisation, mais que dès ce 5 décembre sera déclenchée l’opération de décrochage des « effigies abusives » mises à cause, à travers le bled. « Il faut que cela s’arrête immédiatement. Tout cadre de l’État, à tous les niveaux, qui utilise abusivement l’image du Président, fera l’objet de sanctions disciplinaires ou administratives ».

Selon le dirlo, tous les supports publicitaires seront passés au peigne fin par la DCI. « Il faut que tout soit validé à ce niveau. Quiconque s’hasarde dorénavant à faire passer une publicité audio, vidéo ou visuelle : panneaux ou banderole doit avoir le visa de la DCI ou de la Présidence, sinon, il s’exposera à des sanctions. » Mandian Sidibé n’exclut pas d’engager des poursuites judiciaires. « L’OGP est un régulateur, nous allons prendre attache avec les régies publicitaires pour qu’ils passent désormais par l’OGP au sujet de tout affichage publicitaire. A notre niveau, nous allons envoyer toutes les images au niveau de la DCI, à la Présidence, pour validation », conclut-il.

Yaya Doumbouya