Le 26 février, à la Maison de la presse, des fils de Tougué ont haussé le ton pour dénoncer ce qu’ils appellent la discrimination dans l’établissement de la liste des membres fondateurs du parti GMD-Bâtir ensemble. Ils accusent un ‘’clan’’ mené par le dirlo de campagne du Doum-bouillant dans le buisson d’être derrière ces agissements.
Comme pendant la désignation des dirlos régionaux et préfectoraux de champagne à la veille de la sélection présidentielle du 28 décembre dernier, le PM devra trancher dans le choix des membres fondateurs de la GMD-Bâtir ensemble. Amadeus Oury Bah devra contraindre des adversaires à composer ensemble au sein de ce qui fera très prochainement le parti-État du géné-râle Mamadi Doum-bouillant.
Dans le buisson de Tougué, comme un peu partout à travers le bled, le choix des fondateurs du parti au pourboire donne d’énormes grabuges. Des soutiens de première heure à la cause de Mamadi Doum-bouillant dans le coin crient à l’exclusion. Ils accusent certains des leurs, membres du directoire préfectoral de campagne, de les avoir écartés de la liste au profit de nouveaux arrivistes.
Le meneur de la fronde, Abdourahmane Ta-Baldé, dirlo du FONIJ (Fonds national pour l’insertion des jeunes). Celui-ci et ses potes fustigent le casting fait, sous la houlette du patriarche de Tougué, El Hadj Boubacar N’guilla Diallo et du dirlo préfectoral de campagne, Aziz Ta-Baldé, lors d’une réunion du vendredi 20 février chez ce dernier. Doux-rat Ta-Baldé et compagnie auraient tenté de la faire annuler. Sans succès. Ils apprennent par la suite que la liste a été faite. Le fait accompli : « Nous avons constaté qu’il y a eu cette réunion chez le patriarche le samedi, qui a conduit à la désignation de quelques frères et sœurs qui seraient désormais les fondateurs du parti GMD. Un leader est celui qui est capable de faire des leaders. Un leader, ce n’est pas celui qui cherche à occuper des positions stériles. Donc, nous avons dit : non. » Selon lui, les choix opérés à la réunion de Nongo font de la place seulement à deux familles : « Dans la commune urbaine de Tougué, ceux qu’ils ont choisi : Aziz Diallo, le directeur préfectoral de campagne, Alpha Baldé, honorable Fadia Baldé et Bobo Diallo sont tous de Woulinko. Quatre personnes sur cinq sont tous de Woulinko, et de même famille. Nous avons également constaté qu’à Konah, ce sont les deux filles du patriarche qui sont désignées, dans leur domicile même, comme étant les fondateurs…»
Une réunion à Tougué plutôt qu’à Cona-cris
Les frondeurs rejettent la liste peaufinée par le directoire de campagne de Tougué, exigent que les fondateurs préfectoraux de GMD-Bâtir ensemble soient choisis à Tougué : « Nous exprimons notre inquiétude, parce que nous estimons que la réunion ne devrait pas être tenue à Conakry. Nous considérons que les ressortissants de Tougué, des neuf sous-préfectures de Tougué, ne sont pas tous à Conakry. Nous estimons que la priorité doit être donnée à la base pour l’émergence de leadership qui s’exerce à partir de la base et la promotion de la participation citoyenne. »
Le dirlo du Fonij accuse ses adversaires de copinage. Il jure que certains désignés n’étaient même pas dans l’esprit du CNRD : « Ils ont mis leur nom et ceux de leurs épouses. Nous considérons que tout cela, c’est quelque chose qu’il faut corriger. Il faut que nos frères acceptent de discuter avec nous…Ce qui fait le plus mal, certains choisis ont été intégrés dans nos plateformes vendredi, quand le directoire a voulu les choisir. Nous rejetons cette liste. »
Dans le viseur des frondeurs également, d’anciens opposants, alliés de la 25e heure : « Ce sont des anciens militants de première heure de l’UFDG qui viennent utiliser leur volonté de discrimination habituelle. Leur seule arme, c’est l’exclusion. »
Pas sûr que les parties reviennent à de meilleurs sentiments. Chez le directoire préfectoral de campagne, on considère que l’affaire est déjà close. La liste concoctée serait déjà sur la table du coordinateur national de la GMD-Bâtir ensemble.
Yacine Diallo


