À l’aube de ce mardi 3 mars, plusieurs stations-services de Conakry ont été prises d’assaut par des gens pour se ravitailler en carburant. À l’origine, une éventuelle rupture du carburant, lié à l’embrasement au Moyen-Orient. La SONAP (Société nationale des pétroles) rassure qu’aucune crise de carburant n’est en vue.
Tout est parti sur les réseaux sociaux, quand des internautes ont exprimé leurs inquiétudes face aux impacts de la guerre opposant les Etats-Unis et Israël à l’Iran, en cours au Moyen-Orient. Il n’en fallait pas plus pour qu’en Guinée les essenceries soient prises d’assaut, notamment à Conakry. Sur la corniche-nord, les stations de Kaporo et de Nongo (communes de Ratoma et Lambanyi) sont prises d’assaut par des nombreux conducteurs d’engins. A une station de Kaporo, des motos et des tricycles ont formé de longues files. Non loin de là, à Nongo, les trois stations visitées sont ouvertes : l’une ne servait que du gazole. « C’est le gazole qui reste », affirme un automobiliste, faisant la file. A Cosa, deux des trois stations-services aux alentours sont envahies par les gens en quête de carburant. L’autre était fermée.
Même constat à la station-service de Kipé (Prima Center), sur la Transversale No 2 où automobilistes, motards ont afflué pour s’offrir du carburant.
Dans un communiqué du 3 mars, la Société nationale des pétroles, SONAP, assure que les stocks de carburant dans les dépôts ainsi que dans les cargaisons «déjà sécurisées et en cours d’acheminement permettent de couvrir pleinement les besoins nationaux.» Selon elle, l’approvisionnement des stations-services sur toute l’étendue du territoire national se poursuit normalement et conformément à la programmation habituelle. «Il n’existe aucune rupture ni tension structurelle sur l’approvisionnement en produits pétroliers », soutient la SONAP dans son communiqué.
La société invite à éviter la spéculation ainsi que les attroupements dans les stations-services, «car cela pourrait nuire à la distribution efficace des produits disponibles aux usagers et créer des tensions évitables.»
Elle réaffirme son engagement constant à assurer la sécurité et la stabilité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. À savoir si cette sortie suffira à mettre fin à la psychose dans le pays.
Souleymane Bah



