Le procès de Badra Koné et ses coprévenus a démarré ce 29 avril devant la Crief, Cour de répression des infractions économiques et financières. L’ex-président de la Délégation spéciale de Matam se voit déjà refuser une liberté conditionnelle, malgré les exceptions soulevées par la défense.

Badra Koné, candidat de la Génération pour la modernité et le développement à la mairie de Matam et ses coprévenus sont poursuivis par l’État guinéen, représenté par l’Agent judiciaire de l’État, pour « détournement de deniers publics, corruption d’agents publics, faux et usage de faux en écritures publiques, escroquerie, prise Illégale d’intérêt, conflit d’intérêt, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité. » Ils sont arrivés à la CRIEF peu avant 10 heures.

À l’ouverture des débats, la défense a soulevé une exception : elle estime que le Code électoral « interdit toute poursuite judiciaire contre un candidat à une élection jusqu’à la proclamation du résultat des résultats, sauf en flagrant délit. » Pour elle, Badra Koné ne devait pas se retrouver en prison parce que les faits n’ont pas été « commis dans un quelconque contexte de flagrance. »

Le procureur spécial s’oppose catégoriquement à cette demande, estimant que l’argument de la défense était légère.

La Cour a finalement rejeté l’exception et ordonné l’ouverture des débats.

Souleymane Bah