Après le Certificat d’études élémentaires (CEE) et le Brevet d’études du premier cycle (BEPC), le Baccalauréat 2026 a été lancé lundi 29 juin. Près de 95 000 candidats affrontent cet examen décisif pour accéder à l’enseignement supérieur. Les autorités réaffirment leur engagement à organiser des évaluations crédibles, transparentes, exemptes de toute fraude.

Les examens nationaux entrent dans leur dernière phase. Lundi 29 juin, les épreuves du Baccalauréat unique, session 2026, ont débuté sur toute l’étendue du territoire national sous le slogan « Tolérance zéro contre la fraude ». À Conakry, le lancement officiel s’est déroulé au lycée de Coléah, dans la commune de Matam, en présence de la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla.

Cette année, au total 94 392 candidats se présentent au Baccalauréat avec l’espoir de décrocher le précieux sésame ouvrant les portes de l’enseignement supérieur. Les autorités éducatives entendent faire de cette session un modèle de crédibilité. Conformément aux orientations du ministère de l’Éducation nationale, des dispositions auraient été prises afin de garantir la transparence, l’équité et la régularité des épreuves.

La ministre de l’Economie et des Finances Mariama Ciré Sylla à Coléah

Dans la commune de Matam, 2 463 candidats sont répartis dans sept centres d’examen. Au lycée de Coléah, la ministre Mariama Ciré Sylla s’est dite satisfaite du climat qui régnait dans le centre. « Nous sommes là pour accompagner les élèves, les aider à gérer leur stress et les mettre à l’aise afin qu’ils puissent donner le meilleur d’eux-mêmes ».

« Une garantie de crédibilité »

À la veille du lancement du Baccalauréat, le ministère de l’Éducation nationale a publié un communiqué annonçant un renforcement des mesures de lutte contre la fraude. Les autorités ont averti que tous les contrevenants seront recherchés et sanctionnés, même après la proclamation des résultats du Bac.

Mariama Ciré Sylla a salué cette politique de tolérance zéro, estimant qu’elle constitue une garantie de la crédibilité des diplômes. « L’objectif de ces examens est de vérifier que nos élèves possèdent réellement les compétences acquises durant leur parcours scolaire avant d’accéder à l’étape suivante de leur formation ». Selon elle, l’obtention du Baccalauréat ne doit pas être une simple formalité, mais l’aboutissement d’un apprentissage solide. « Il ne s’agit pas seulement d’obtenir le Bac pour aller à l’université, il faut surtout s’assurer que les connaissances transmises au lycée ont été véritablement assimilées. Cette forte communication autour de la lutte contre la fraude doit convaincre chacun de respecter les règles afin que ces examens se déroulent dans le calme, la sérénité et le mérite ».

La ministre a invité les candidats à rester concentrés et à faire confiance à leurs propres capacités. « Gardez l’esprit ouvert, restez sereins et donnez le meilleur de vous-mêmes en mettant en valeur toutes les connaissances, les compétences et la créativité acquises durant votre parcours scolaire. » Aux surveillants, la ministre a demandé de faire preuve de rigueur, d’impartialité et d’une vigilance constante pour préserver la transparence, l’équité et la crédibilité de cet examen national.

Mariam Condé, la directrice communale de l’éducation de Matam

Le mérite et l’excellence

La directrice communale de l’Éducation de Matam, Mariam Condé a assuré que les premières épreuves ont débuté dans de bonnes conditions. « Nous avons rassuré les candidats que les surveillants ne sont pas leurs adversaires. Ils sont là pour les accompagner tout en empêchant la fraude. Personne n’a intérêt à tricher, car la fraude entraîne des sanctions et nuit aussi bien aux candidats qu’au pays. » Elle a rappelé que le système éducatif guinéen est orienté vers la promotion du mérite. « Nous sommes à la recherche du mérite. Toute forme de fraude est condamnée avec la dernière énergie. Il ne s’agit pas d’intimider les candidats, mais de les mettre en confiance tout en faisant respecter les règles. »

Des exigences accrues

Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, accompagné du ministre de l’Éducation nationale, Alpha Bacar Barry, a lancé les épreuves à Maférinyah, dans la préfecture de Forécariah. Les deux responsables ont exhorté les candidats à privilégier le travail, l’effort personnel et le mérite.

Bah Oury a insisté sur l’importance de la sérénité durant les examens. « Calmez-vous ! Lorsque vous recevez les sujets, lisez-les une fois, puis une deuxième fois afin de bien comprendre ce qui est demandé. Il ne faut pas paniquer ». Il a rappelé que les sujets proposés reflètent les enseignements dispensés tout au long du cycle secondaire.

Le Premier ministre Amadou Oury Bah et le ministre de l’Education nationale Alpha Bacar Barry à Maférinyah

Le Premier ministre a annoncé qu’à partir de la prochaine session, le gouvernement entend renforcer davantage les exigences relatives à l’organisation des examens nationaux, aussi bien sur la qualité des épreuves que sur leurs conditions de déroulement. Selon lui, cette ambition s’inscrit dans le Programme Simandou 2040. « N’ayez pas peur de l’avenir, car cet avenir est en train de se construire », a-t-il déclaré.

Poursuivre la formation avec ou sans Bac

Le ministre de l’Éducation nationale, Alpha Bacar Barry, s’est félicité de l’engagement des autorités en faveur d’examens crédibles, transparents et encadrés. Il a rappelé les réformes mises en œuvre pour renforcer le système éducatif, notamment le partenariat conclu avec le Haut Commandement de la Gendarmerie nationale afin d’assurer la sécurisation des sujets, le transport, la surveillance des centres d’examen et l’acheminement des copies vers les centres de correction.

Le ministre a adressé un message d’espoir aux candidats et à leurs familles, estimant que, dans la nouvelle vision portée par l’État, un échec à un examen ne doit plus être considéré comme une fatalité. Il promet que les élèves non admis pourront désormais bénéficier de dispositifs d’orientation ou de formations alternatives leur permettant de poursuivre leur parcours et de réaliser leurs ambitions.

Abdoulaye Pellel Bah