Le 12 août, Sékou Keïta, porte-voix du mystère de la Justice, a été jugé pour « fraude à l’examen » par le tribunal de première instance de Dixinn. Le prévenu plaide non-coupable.

Placé sous mandat de dépôt le 11 août à la Maison centrale, Sékou Keïta a comparu devant le tribunal de Dixinn. Il est poursuivi avec Maciré Camara, candidate au Concours de recrutement des auditeurs de justice, pour « fraude à l’examen », organisé le 8 août. Il est reproché au conseiller chargé de la communication institutionnelle et judiciaire, porte-voix du département de la Justice, d’avoir dissimulé, dans une bouteille d’eau, un papier où le sujet de l’examen serait traité pour la candidate.

À la barre, Sékou Keita a nié en bloc les charges qui pèsent sur lui, arguant qu’il n’a apporté que de l’eau dans la salle. « Après avoir sillonné toutes les salles, j’ai constaté qu’il n’y avait pas d’eau. C’est ainsi que j’ai apporté de l’eau dans la salle 16. Ainsi, j’ai donné une bouteille d’eau au directeur du centre, et déposé une autre se trouvant dans un sachet en plastique pour Maciré Camara. Une heure après, j’apprends qu’il y a eu fraude. Après, j’ai demandé qu’une enquête soit menée, pour [laver] mon honneur et ma dignité. »

Le prévenu jure, la main sur le palpitant, qu’il a organisé ce concours « quatre fois. Au vu de la loi, je présente toutes les garanties pour ne pas aller en prison pour des faits présumés de fraude. »

Le procès se poursuit avec un superviseur à la barre, présenté comme té

Souleymane Bah