Le coup d’envoi des épreuves du baccalauréat unique a été donné ce lundi 29 juin à travers le pays, marquant la dernière étape des examens nationaux de la session 2026 en Guinée. À Coyah, l’opération s’est déroulée au collège Plateau, centre ayant accueilli aussi récemment les épreuves du Certificat d’études élémentaires (CEE) et du Brevet d’études du premier cycle (BEPC).

Le préfet de Coyah, Bernard Kamano a présidé la cérémonie, entouré d’une forte délégation administrative ainsi que des cadres du système éducatif. Les candidats ont entamé les épreuves avec l’anglais. Pour l’occasion, le préfet a rassuré les candidats en les rappelant que le baccalauréat n’est pas un concours, mais un examen où tous ceux qui obtiendront la moyenne seront admis. Il les a ensuite invités à travailler dans le calme, la discipline et le respect des règles, pour éviter toute fraude. « Ne soyez pas stressés. Tout ce monde que vous voyez est venu pour vous accompagner, pour vous soutenir moralement. Chacun de nous ici a un frère ou un enfant, en train de passer un examen. Tout ce qu’on va vous demander, ne lancez pas un regard ailleurs. Ne faites aucun mouvement qui peut vous compromettre. Évitez tout ce qui peut éliminer un candidat. Travaillez individuellement et faites en sorte que l’examen se passe dans de très bonnes conditions. Nous comptons entièrement sur vous. Nous ne voulons pas enregistrer de cas de fraude à Coyah. »

Le préfet de Coyah Bernard Kamano

Pour sa part, le superviseur des examens à Coyah, Lansana Bangoura, a rassuré que toutes les dispositions nécessaires ont été prises afin de garantir le bon déroulement des examens, conformément aux règlements en vigueur. « Toutes les dispositions idoines et adéquates sont prises pour que les examens se passent dans les meilleures conditions. Il vous souviendra que notre département est régi par des règlements généraux des examens et c’est l’application stricte et effective de ces règlements, de ces principes généraux des examens que nous souhaitons qu’ils soient appliqués par les encadreurs, les surveillants et la direction locale. »

Répartis dans 19 centres d’examen, les 6 908 candidats dont 3 083 filles, affrontent cette dernière étape des examens nationaux. Le Directeur préfectoral de l’éducation (DPE) de Coyah, Lanciné Kaba, en a profité pour inviter les candidats à privilégier le mérite et à bannir toute forme de fraude. « Vous savez que le BAC, c’est la dernière étape de ces examens-là. Ils sont majeurs, j’espère que vous allez le comprendre. Nous leur demandons de lire suffisamment les épreuves et de les traiter dans le calme, dans la sérénité. La seule option qui existe aujourd’hui, c’est d’avoir le BAC dans la franchise. La fraude, c’est fini, surtout via les groupes WhatsApp. »

Des bacheliers de Coyah-29-06-2026

Il a, par ailleurs, remercié l’ensemble des acteurs mobilisés pour le bon déroulement du BAC, notamment la police, la gendarmerie, les forces de défense, les enseignants, les surveillants et les encadreurs.

Chez les candidats, la détermination reste de mise, malgré la pression liée à l’examen. Thierno Mamadou Diaka Sylla, candidat en terminale Sciences mathématiques, reconnaît les difficultés de la préparation tout en appelant ses camarades à garder leur sang-froid. « Je pourrais dire que ce n’est pas tellement facile avec les préparatifs, les révisions nocturnes. Nous devons prendre du courage, être sereins, stricts et disciplinés dans tout ce que nous faisons ici, pour ne pas compromettre cet examen. Ne pas avoir peur, se concentrer sur ce qu’on fait et n’écrire que ce que l’on connaît. »

Mariama Dalanda Bah,

Envoyée spéciale