La guerre accompagne les hommes depuis l’aube des temps. Les généraux de guerre sont de tous les temps adulés par leurs peuples parce que tout le monde se convainc que la puissance d’un État réside dans la force de frappe de son armée. Ainsi au fil des siècles, les États ont rivalisé dans l’invention de nouvelles armes toujours plus perfectionnées et plus meurtrières.

Nous voilà au XXè siècle. Le monde s’agite dans les turbulences de la première guerre mondiale et quelques années plus tard, dans celles de la deuxième. Les Etats-Unis d’Amérique se dotent d’une arme inconnue jusque-là : la bombe atomique. Le pays de l’Oncle Sam l’expérimente contre l’ennemi nippon, les agglomérations d’Hiroshima et de Nagasaki tombent l’une après l’autre, rayées de la carte en quelques fractions de secondes.

Le désastre de la bombe atomique met fin à la deuxième guerre mondiale, mais il ne fléchit pas pour autant l’esprit belliqueux des hommes et des États. Au contraire, la course effrénée aux armes de destruction massive s’accroît de plus belle. Aujourd’hui, on parle d’arme nucléaire dont plusieurs pays du nord comme du sud s’en sont déjà dotée. Mais les spécialistes de tous bords sont unanimes : ce nouvel instrument de guerre ne saurait être utilisé par un État, car son usage mettrait fin à toute vie sur terre.

C’est en prenant la mesure de ce danger planétaire que la communauté internationale a mis en place un Traité de non-prolifération de l’arme nucléaire. Traité dont la mise en œuvre consiste à dissuader de nouvelles nations à se procurer l’arme fatale. La démarche est certes louable mais insuffisante, il faut absolument aller plus loin, amener les pays qui la possèdent à détruire leurs stocks milliaires, pour ne s’investir que dans le nucléaire civil.

Alors à la question « à qui profite l’arme nucléaire ? », répondons sans ambages « à personne », car aucun État ne peut se donner le droit d’anéantir l’humanité.

Walaoulou Bilivogui