Le 10 août, Abdoulaye Camara, 12 ans, a été emporté par les eaux à Kassia-bounyi, dans la commune de Gbessia, à la suite de la forte pluie qui s’est abattue sur Conakry. L’autorité communale promet d’intensifier les sensibilisations, pour limiter les dégâts.

Le drame s’est produit alors qu’il pleuvait fortement sur Conakry. Abdoulaye Camara, élève, est venu de Forécariah pour ses vacances. Selon les témoignages, il vendait des manteaux en plastique au bord de l’autoroute Fidel Castro. Abdoulaye a été emporté par les eaux de ruissellement alors qu’il tentait de récupérer d’autres manteaux de sa camarade, tombés dans les caniveaux. « Il a essayé de récupérer ces manteaux, malheureusement pour lui, l’eau de ruissellement l’a drainé dans le fossé. Son corps a été retrouvé au bord de la mer. C’est tragique », déplore colonel Mohamed N’Diaye, responsable de la police technique et scientifique.

La semaine dernière, un militaire est mort noyé à la suite des fortes pluies dans la même commune. Depuis, les autorités locales disent avoir formé une commission d’urgence. « Les chefs des quartiers ont été informés de nous fournir la liste des zones à risque d’inondation, les points noirs et les cartes d’urgence. Nous leur avons également donné instruction : en cas de pluie, de sortir pour prévenir », a déclaré Djibril Firawa Touré, vice-maire de la commune de Gbessia. Il accuse des parents d’élèves d’être responsables de ce qu’arrive à leurs enfants pendant les averses. « Je pense que c’est là qu’on interpelle les parents qui manquent de vigilance. Parce que les enfants ne sont pas des commerçants, s’ils laissent un petit garçon comme ça, sortir sous la pluie pour vendre des manteaux qui ne coûtent que 2 000, 5 000 francs guinéens, ce n’est pas que la mort, il y a de la maladie. C’est triste. »

Le responsable communal a promis d’intensifier la sensibilisation auprès de sa population. « Au niveau de la commune, nous allons continuer à sensibiliser, à renforcer les comités de veille. Mais au même moment, il faut que les parents veillent sur la sécurité des enfants quand il pleut. Les bordures de route ne sont vraiment pas des endroits propices pour les enfants », a indiqué le vice-maire.

Souleymane Bah