Face au tollé suscité par l’arrêt brusque des soins de santé au Centre hospitalo-universitaire Ignace Deen, la ministre de la santé a animé une conférence de presse ce 21 août pour, dit-elle, apporter des précisions sur le projet de reconstruction de la structure et rassurer. Khaïté Sall a, dès l’entame, insisté sur un transfert temporaire des activités du CHU Ignace Dean. Histoire de permettre sa reconstruction : « Ignace Dean ne ferme pas, Ignace Dean se reconstruit. Cette opération constitue une étape indispensable à la modernisation de cet établissement historique. »
Selon elle, depuis le début du processus de transfert des services d’Ignace Deen vers d’autres structures sanitaires, la priorité a été la continuité et la sécurité des soins. La ministre révèle que les « 84 patients nécessitant une continuité immédiate de leur prise en charge ont été transférés en toute sécurité, vers l’hôpital national Donka et l’hôpital de l’Amitié Sino-guinéenne, selon leurs besoins médicaux et les capacités d’accueil de ces structures. »
Dame Kaïté Sall de préciser que ce déménagement a été entièrement organisé par l’État. La ministre affiche de grandes ambitions : « Notre ambition est de reconstruire un CHU moderne, mieux organisé et doté de plateaux techniques performants capables d’assurer des prises en charge hautement spécialisées. Notre objectif est également de permettre à davantage de Guinéens d’accéder, dans notre pays, aux soins pour lesquels ils sont encore contraints de recourir aux évacuations sanitaires à l’étranger. » Mais le transfert à un moment où personne ne s’attendait crée la panique chez les malades et le personnel médical.
La ministre Khaité Sall se défend : « Cette opération est réalisée avec méthode afin de garantir l’inventaire, la traçabilité et la sécurisation du patrimoine public. Notre exigence est d’aller rapidement tout en maintenant la rigueur nécessaire à une opération hospitalière de cette envergure. »
Ibn Adama

