A la faveur du Conseil des ministres du 3 septembre, le Prési Mamadi Doum-bouillant a exigé de ses ministres et d’autres administrateurs publics la discipline, le suivi des chantiers à travers le bled, la gestion rigoureuse des ressources publiques, la valorisation du contenu local.
Selon Faya François Bourouno qui se faisait l’écho du dernier Conseil des ministres, le Prési Mamadi Doum-bouillant a rappelé que la refondation n’est pas un slogan, mais un contrat avec le populo. Un pacte social dans lequel sinscrit le Programme Simandou qui, précise-t-il, n’appartient ni à un homme ni à un gouvernement, encore moins à une législature. Il appartient à la Nation et engage les générations futures, rapporte-t-il. Pour s’assurer de sa réussite, Mamadi Doum-bouillant a exigé la discipline, selon le porte-voix du gouvernement : « Chaque projet et chaque réforme inscrits au portefeuille Simandou 2040 sont assortis des jalons et des échéances. Ces jalons ne sont pas indicatifs. Je veux, à compter de ce mois, un tableau de bord mensuel d’exécution physique et financière, transmis au Secrétariat général du gouvernement et au Comité stratégique de Simandou. Les taux d’exécution seront examinés en Conseil des ministres.»
Selon Faya François Bourouno, le chef de l’État a déclaré que « nous avons mobilisé auprès du secteur privé des financements d’une ampleur inédite dans l’histoire de notre pays. Cette confiance oblige. Chaque franc guinéen engagé doit produire un résultat visible, mesurable et vérifiable. Je ne tolérerai ni le gaspillage ni la dépense de prestige ni les marchés attribués en marge des procédures.» Et de rapporter qu’aucun projet ne sera désormais inscrit ni financé sans étude de faisabilité complète, non plus sans montage juridique sécurisé et sans plan de maintenance, car « nous avons trop souvent, par le passé, inauguré ce que nous n’étions pas en mesure d’entretenir.»
Le Prési de la Roue-publique a martelé, poursuit le porte-parole du gouvernement, que les retombées économiques des projets doivent se ressentir directement sur l’emploi local. Il a indiqué que les investissements étrangers doivent former les Guinéens, les employer et les fairemonter en compétence. « C’est tout le sens de Simandou Academy. Je demande un point détape trimestriel sur les engagements de contenu local souscrits par chacun de nos partenaires. Notre pays est aujourd’hui regardé. Nos partenaires nous observent, nos voisins nous observent, et notre peuple, plus que tous, nous observe. Nous avons démontré que la Guinée sait attirer les capitaux et tenir ses engagements. Il nous reste à démontrer que nous savons transformer ces capitaux en écoles, en routes, en hôpitaux et en emplois. Je compte sur l’engagement de chacune et de chacun. La rigueur que je vous demande, je me l’applique d’abord à moi-même tous les jours », a souligné Mamadi Doum-bouillant. Qui, selon Faya François Bourouno, voudrait voir ses ministres sur les chantiers, dans les préfectures, les sous-préfectures, les districts et dans les villages, au contact du populo. Histoire de s’enquérir de leur quotidien, de leurs difficultés et de leurs besoins.
Amen !
Yaya Doumbouya

