Le 3 novembre, le Prési Mamadi Doum-bouillant a radié 22 administrateurs territoriaux en poste dans la région administrative de Siguiri, en Haute-Guinée. La décision intervient dans le cadre de la lutte contre l’orpaillage clandestin qui dégrade l’environnement.
Les cadres civils et militaires (préfets, sous-préfets par intérim) radiés sont accusés d’avoir favorisé la pratique de l’orpaillage illégal, l’exploitation artisanale et semi-artisanale de l’or, ainsi que des activités ayant entraîné la destruction des terres cultivables, la dégradation des cours d’eau et l’atteinte aux ressources halieutiques, à la faune et à la flore. Il s’agit, entre autres, du préfet de Siguiri, le colonel Fayimba Mara ; du capitaine de police Mohamed Lamine Koïta, préfet par intérim de Kintinian ; du capitaine de police Sory Camara, préfet par intérim de Siguirini ; de Mamy Camara, sous-préfet de Maléah.
Sur la même lancée, le ministère de l’Administration du trottoir a mis fin, le 3 novembre, aux fonctions de 479 prési de district et de quartier dans la région de Siguiri. Eux aussi sont reprochés d’avoir favorisé la pratique de l’orpaillage illégal, la dégradation de l’environnement, la destruction des terres cultivables, des cours d’eau, des ressources halieutiques, de la faune et de la flore dans la région. La décision indique que les limogés dont « l’implication dans les activités d’orpaillage illégal, notamment à travers l’accueil et l’installation d’étrangers en situation irrégulière, sera établie, feront l’objet de poursuites judiciaires devant les juridictions compétentes.»
Le ministère de l’Administration du trottoir annonce que les concernés seront remplacés par leurs premiers vice-prési. « Ces derniers auront la responsabilité d’assurer la continuité du service public local et le fonctionnement normal des organes des districts et des quartiers, dans le strict respect des lois et règlements en vigueur », conclut-il.
Yaya Doumbouya

