Le 18 février, Mohamed Lamine Bangoura, ancien prési de la Cour constitutionnelle, a comparu devant la Chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières. Poursuivi pour des faits de détournement de deniers publics, corruption, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité, il a plaidé non coupable.
L’État guinéen poursuit l’ancien président de la Cour constitutionnelle pour un détournement présumé de 20 milliards de francs guinéens, avec trois autres coprévenus. Certains sont en fuite, d’autres en liberté. Seul Mohamed Lamine Bangoura séjourne au gnouf, depuis le 15 décembre 2022.
« En matière financière, on ne détourne que ce qui existe. La Cour constitutionnelle n’a jamais disposé de budget. Mais, nous avions 1 200 000 000 Gnf par trimestre. On payait 11 milliards par an pour la location. On ne sait pas qui le paie, on nous confie simplement que ça a été payé. Les 9 milliards, c’est le salaire du personnel. La Cour n’est pas une institution de gestion financière, c’est une institution de normalisation. Je ne suis ni ordonnateur ni gestionnaire de ce fonds », a affirmé Mohamed Lamine Bangoura à la barre.
Pour lui, il se trouve dans une « situation d’injustice notoire », étant le seul prévenu du dossier à être écroué. L’audience a été renvoyée au 23 février.
Yaya Doumbouya



