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L’ex-prési de la délégation spéciale de la commune de Matam (Cona-cris), Aly Badra Koné, a bénéficié mardi 19 mai d’une mise en liberté sous caution de la part de la Chambre spéciale de contrôle de l’instruction de la Cour de répression des infractions économiques et financières (Crief). Mais sa joie a tourné court, puisque ce mercredi 20 mai, le pro-crieur spatial de la Crief, Aphonse Charles Wright, s’est opposé à la décision.

Cité dans une affaire de détournement présumé de fonds publics estimés à plus de 240 milliards de francs glissants, le candidat du mouvement Génération pour la modernité et le développement (GMD) à sa propre succession aux commandes de la mairie de Matam, ne battra champagne qu’à l’enceinte de l’Hôtel cinq étoiles de Coronthie. Il y est logé depuis faim avril dernier. Alors que les sélections législatives et communales sont prévues au 31 mai, Aly Badara Koné n’a pas renoncé à ses ambitions politiques. Il compte sur ses proches, fans, alliés et anciens collabos qui font déjà campagne pour lui sur le terrain. À Matam, ces derniers croient mordicus que leur candidat reviendra élu à la tête de la commune.

Dans sa requête à la Basse-cour suprême contre la remise en liberté de l’ex-prési de la délégation spéciale de Matam, le pro-crieur spatial de la Crief, Alphonse Charles Wrong, a estimé que les conditions de la mise en liberté du candidat de la GMD à Matam ne garantissent pas suffisamment le respect et le bon déroulement de la procédure. Le magistrat (débout) appelle la Basse-cour suprême à casser l’Arrêt de la Chambre spéciale de contrôle de l’instruction de la Crief, afin qu’Aly Badra Koné reste en taule. Ce qui est, à l’heure actuelle le cas, alors que l’on est à dix jours des scrutins communaux. Peut-être que le Koné sera élu maire en prison. Qui sait ?

La Chambre de contrôle de l’instruction avait conditionné la remise en liberté d’Aly Badra Koné par le paiement d’une caution de deux milliards de francs glissants, son placement sous contrôle judiciaire, une interdiction de sortie du trottoir national, la confiscation de ses docs de voyage.
Rappelons que le candidat de la GMD à la mairie de Matam est poursuivi avec plusieurs autres collabos, ainsi que des personnes physiques et morales, pour des faits présumés de « détournement de deniers publics, corruption d’agents publics, faux et usage de faux en écritures publiques, escroquerie, prise illégale d’intérêts, conflit d’intérêts, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité ».

Yaya Doumbouya