Symposium
Discours du personnel du Groupe Lynx, lu par le directeur de publication

Monsieur le Président du Conseil national de la transition, CNT
Monsieur les ministres,
Mesdames et Messieurs les présidents d’institutions républicaines,
Mesdames et Messieurs les consœurs et confrères journalistes,
Lectrices, lecteurs et admirateurs du Lynx,
Chère famille de Monsieur Diallo, parents, amis et alliés : Madame Diallo, Idiatou, Mariam, Mama Kadiatou, Justine, Souleymane, Fatou…
Mesdames et Messieurs, distingués participants,

L’honneur m’échoit de prononcer, à cette occasion chargée d’émotions, l’hommage du personnel du Groupe de presse Le Lynx-La Lance.

Monsieur Diallo Souleymane était notre patron. Mieux, il était notre père, notre maître, notre modèle. Une source d’inspiration pour tous ceux qui ont pour passion le journalisme. La seule profession qu’il a aimé faire dans sa vie. Et qu’il a exercé jusqu’au bout.

Le jour de son départ pour le Canada, le 6 décembre dernier, il était passé à la rédaction. Notre employeur était l’employé le plus régulier du Groupe Lynx. Nombre de nos interlocuteurs sont surpris d’apprendre qu’il était au bureau du lundi au samedi, arpentant les escaliers jusqu’au 5e étage. S’il ne s’y rendait pas certains dimanches, c’est qu’il était à l’imprimerie.

Voilà très brièvement résumé le quotidien de celui dont on est appelés à assurer la relève. Quel immense défi ! Peu avant de s’envoler, Monsieur Diallo nous a demandé de nous habituer à sa longue absence. C’était sa manière de nous faire ses adieux, de nous transmettre le flambeau.

Au nom de mes collègues, je voudrais rassurer tous ceux qui se préoccupent de la survie du Lynx : notre loyauté, notre détermination demeure. Mais Le Lynx, plus qu’un journal, c’est un patrimoine national. Nous sommes persuadés que chacun y mettra du sien pour réussir le pari.

Depuis le décès de Monsieur Diallo Souleymane, il y a dix jours, les messages de condoléances et de compassion abondent. Le Groupe Le Lynx-La Lance vous en remercie.

Nous remercions ceux qui ont eu l’intelligence de célébrer notre patron de son vivant : le Président de la République Mamadi Doumbouya qui l’a élevé au rang de Chevalier de l’Ordre national du Kolatier « pour services exceptionnels à la Nation. »

La même reconnaissance, pour la même raison, va à nos confrères Sanou Kerfalla Cissé, Antoine Kourouma et à leurs équipes respectives. Nous sommes convaincus qu’on ne célébrera pas Monsieur Diallo vivant, pour enterrer son œuvre après lui.

A la famille biologique de Monsieur Diallo, à ses parents de Labé et de Hansaghèrè, aux autorités à tous les niveaux, à la presse nationale et étrangère, je vous prie d’accepter les condoléances des employés du Groupe Lynx.

Nous prions Allah le Tout Puissant d’accueillir notre regrtté dans son paradis céleste. De même que les autres collègues qui l’ont précédé : Mamadou Diallo, Diallo Ibrahima dit Diallo I, Bah Mamadou Lamine, Abdoul Gadiri Diallo dit Thierno Diallo, Alimou Barry dit Koro Mory, Sambry Sacko de Bokoro, Sotigui Kaba, Assan Abraham Keita, Madame Bintou Diallo, Prosper Doré, Alhassane Diomandé, Ahmed Tidiani Cissé, Félix Faber, Sékou Amadou Condé, Williams Sassine, Sidy Diarra, Mountagha Diallo, les chauffeurs Sarafou Diallo et Mamadou Bobo Diallo…la liste est longue, et nos pensées vont à tous les disparus cités ou omis.
Pour terminer, nous ferons de ces vers ci-dessous notre poème de chevet, afin de garder à l’esprit la mémoire de Monsieur Diallo Souleymane et de tous les autres collègues qui nous ont quitté.
Je cite : « La mort n’est rien : je suis seulement passé, dans la pièce à côté.

Je suis moi. Vous êtes vous.

Ce que j’étais pour vous, je le suis toujours.

Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné.

Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.

Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi. »
Fin de citation.

Je vous remercie !