L’examen d’entrée en 7ᵉ année a pris fin samedi 20 juin, après trois jours d’épreuves organisées sur toute l’étendue du territoire national. Pour cette scission 2026, dans l’ensemble, les épreuves se sont déroulées dans le calme et la sérénité, mais ont été marquées par des irrégularités dès la première journée.
Dès le lancement des épreuves, le jeudi 18 juin, plusieurs dysfonctionnements administratifs ont été constatés, notamment dans la commune de Sonfonia, à Cona-cris. Pourtant, le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Alpha Bacar Barry qui a lancé les épreuves à Ratoma, avait juré, la main sur le palpitant, qu’un important dispositif est mis en place afin de garantir la crédibilité et la transparence des examens. Sur le terrain, la réalité a été tout autre. Des candidats et leurs parents ont déploré des cartes d’examen introuvables, des erreurs d’identification et des incohérences entre les docs.
Les anomalies les plus fréquemment relevées touchent les cartes d’identité scolaires portant la photographie d’un candidat et le nom d’un autre. Des divergences entre les identités mentionnées sur les procès-verbaux et celles des élèves présents et des retards dans l’installation des candidats consécutifs à ces erreurs administratives. Ces dysfonctionnements ont suscité l’inquiétude des parents d’élèves craignant que ces hics ne compromettent l’avenir de leurs rejetons.
De la corruption ?
Au-delà de ces erreurs matérielles, plusieurs témoignages font état de soupçons de pratiques plus préoccupantes. Des parents d’élèves ont évoqué de possibles substitutions de candidats et dénoncé des irrégularités dans l’établissement des listes d’examen, allant jusqu’à suspecter des actes de corruption lors des inscriptions. Toutefois, aucune preuve formelle n’est venue étayer ces accusations au cours des trois journées de l’examen du CEE, même si des responsables éducatifs ont reconnu des anomalies, qu’ils attribuent à des erreurs techniques et informatiques survenues lors de la production des cartes d’identité et des documents administratifs.
Malgré ces incidents, l’examen s’est poursuivi sans que de nouvelles irrégularités ne soient signalées les 19 et 20 juin.
Si les autorités saluent un déroulement globalement satisfaisant du CEE 2026, les dysfonctionnements enregistrés lancent un doute sur la fiabilité de l’organisation des examens nationaux et sur la nécessité de renforcer davantage les mécanismes de contrôle afin de garantir l’égalité de traitement de tous les candidats.
Abdoulaye Pellel Bah

