Ce 6 juillet marque le quatrième anniversaire de la disparition de notre confrère Bah Mamadou Lamine, BML ou encore le Gros du Lynx. Avec la disparition de ce membre fondateur de votre satirique du lundi, la rédaction du groupe de presse Lynx-Lance a perdu un scribouillard d’une rare inspiration. Ses articles, il faut le reconnaître, très caustiques, étaient rédigés dans un style bien singulier à lui. Et que dire de ses enquêtes bien fouillées et documentées dans les moindres détails. Toute une école pour les journalistes.
J’ai heureusement fait la connaissance du défunt, aux premiers jours de la création du Lynx. ; surtout lors des cours de français, qu’il animait chaque samedi, quelques jours après la publication des premiers numéros. Je me souviens, qu’il nous avait vivement recommandé le livre « Cours supérieur d’orthographe » de O Bled, le meilleur ouvrage de référence pour la maîtrise de l’orthographe. Pour la petite histoire, je me suis procuré le livre dans une « librairie par terre » à Dixinn.
Au fil du temps, mes relations avec Monsieur Bah se sont sérieusement raffermies, au point qu’une fois par semaine, je lui rendais visite à domicile. Et en guise de reconnaissance pour l’estime qu’il me portait, en 2019 je lui proposai de préfacer mon premier livre en chantier. Une sollicitation qu’il accepta sans hésiter, avec un grand plaisir. Dans l’ouvrage autobiographique à paraître bientôt, je lui rends un vibrant hommage à titre posthume.

Avec le recul, nous devons nous réjouir de l’initiative, prise par les fondateurs du satirique du lundi, qui, en dépit des difficultés présentes, tient la route. Par la force des choses, le Lynx est devenu aujourd’hui, bien plus qu’un journal, une véritable institution. Le destin des hommes étant inévitable, du groupe des fondateurs du journal, avec le décès le 1er juin dernier de l’Administrateur général, en la personne d’El Hadj Souleymane Diallo, de nouveaux défis sont à relever par le personnel du groupe de presse.
Il ne doit ménager aucun effort, pour que le pari engagé dans les années quatre-vingt-dix ne soit pas une chimère. Paix à l’âme de BML !
Thierno Saïdou Diakité

