Condamnés à un mois de prison ferme en première instance, pour « fraude au Bac », les lycéens viennent d’être libérés, ce 27 juillet, par la Cour d’Appel de Conakry. A l’issue d’un procès en appel éclair, le juge les a reconnus coupables pour le même chef d’inculpation, les a condamnés seulement au paiement de 300 000 fg.
Un procès expéditif qui n’a duré que quelques minutes. Le temps pour le parquet général de requérir leur libération et de demander à la Cour de statuer sur siège. Et pour les élèves de demander pardon, de promettre de ne plus répéter cette erreur. Aucun avocat ne s’est présenté pour la défense des prévenus.
Rappelons que c’est après le tollé suscité par la mort, en détention, de Mamadou Djouma Bah et les manifestations d’élèves dans la ville de Kindia pour exiger la libération de leurs camarades que ces élèves ont été transférés à Conakry. Ces derniers ont été arrêtés pendant les épreuves du Bac, accusés de fraude, jugés et condamnés à de la prison ferme en première instance.

Ibn Adama

