Le 16 août, sergent Alhassane Barry, policier américain d’origine guinéenne a été tué par balle à Philadelphie, aux États-Unis d’Amérique.

Le sergent Alhassane Barry, officier de police américain, d’origine guinéenne, âgé de 29 ans, a perdu la vie dans le sud-ouest de la ville de Philadelphie lors d’une double fusillade. Transporté à l’hôpital avec une autre victime, il a succombé à ses blessures. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances du drame et retrouver le suspect.

Cet ex-policier a été pris pour cible alors qu’il était hors service. Son ami, qui l’accompagnait, se trouve lui aussi dans un état critique.

En attendant la fin des enquêtes, les Guinéens qui vivent  dans cet état et les autorités locales lui ont rendu un dernier hommage, à l’occasion de son enterrement le 18 août, à Philadelphie.

Le témoignage de Hadja Aïssatou Barry, mère de celui qui venait d’intégrer la police, a particulièrement marqué l’assistance : « Je suis arrivée aux États-Unis avec Alhassane, il avait 5 ans. Il a fait ses études ici jusqu’à l’université. Il a intégré la Garde nationale, avant d’être transféré dans l’armée américaine. Il a été déployé en Égypte pour un an 6 mois. Un jour, il m’a dit qu’il voulait sortir de l’armée pour intégrer la Police. Je lui demande pourquoi ? Il répond : dans les guerres, on tue des innocents. Et je n’aime pas ôter la vie humaine », explique-t-elle sur la page Facebook Radio Nani fm.

Meurtrie par la disparition brutale de son garçon, la mère dit ne pas connaître les circonstances exactes du drame : « Après la prière de l’aube, son père et moi faisions nos zikr. La police frappe à notre porte, nous informe qu’il a fait un accident, nous demande de les suivre à l’hôpital. Alhassane était au bloc opératoire. Les médecins ont tout fait, mais les balles avaient atteint certains organes. Un médecin sort et nous dit qu’il est désolé de ne rien pouvoir faire pour notre fils. Nous étions déboussolés. Ils nous ont autorisés à le voir pour la dernière fois. On est entré dans la salle où il était couché, il vivait, mais inconscient. Nous avons fait des prières pour lui jusqu’à sa mort. »

La police met 20 000 dollars américains sur la table pour celui qui retrouvera le ou les bourreaux du sergent Alhassane Barry.

Originaire de Brouwal-Tappè, dans la préfecture de Pita, sergent Alhassane Barry était célibataire, sans enfant. Il laisse derrière lui, une famille meurtrie.

Kadiatou Diallo